La commune de Neuville-aux-Bois avait envisagé de donner le nom de Kléber Malécot, son ancien maire, à un square. Cependant, cette décision a été annulée ce mardi 9 juin par le tribunal administratif, suite aux diverses condamnations pénales de l'illustre personnage, décédé en 2008.
Âgé de 48 années d'engagement politique, Kléber Malécot a également été sénateur et président du Département du Loiret. Néanmoins, sa réputation a été ternie par des condamnations pour favoritisme et des appels malveillants, concernant l'affaire du "corbeau". Le tribunal a ainsi jugé que cette nouvelle dénomination pouvait "porter atteinte à la sensibilité de personnes" au sein de la communauté locale, ce qui soulève des questions sur la moralité publique.
Ce sont notamment les membres de la famille Morin, victimes dans l'affaire du corbeau, qui ont entrepris cette action en justice, provoquant l'examen du dossier par les autorités judiciaires le 13 mai. Leur démarche a été soutenue par plusieurs citoyens inquiets pour le patrimoine moral de la commune.
Le conseil municipal, ayant voté favorablement à la nomination du square en mars 2025, fait face à un contexte politique modifié. Le maire Patrick Hardouin, réélu, devra consulter ses collègues avant de décider s'il fera appel de cette décision du tribunal. Certains élus actuels n'étaient pas présents lors de ce vote initial.
Ce jugement soulève d'importantes interrogations sur la valeur symbolique des noms attribués aux espaces publics et la responsabilité des communes dans ces choix. Les débats autour de l'héritage politique de figures controversées, comme cela a été le cas avec Kléber Malécot, témoignent de la complexité de la mémoire collective. Alors que certains défendent le droit à l'hommage, d'autres appellent à la prudence, plaçant les enjeux éthiques au cœur de la discussion.
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