Des bombardements lourds ont frappé Kiev dimanche, rapportent des journalistes de l'AFP sur place, peu après une attaque ukrainienne ayant causé des pertes humaines dans une zone sous occupation russe. Le président Vladimir Poutine avait alors promis une riposte.
Les journalistes présents dans la capitale ont entendu des explosions puissantes et vu des balles traçantes illuminant le ciel. Des tirs de mitrailleuse ont été entendus, vraisemblablement pour tenter d'intercepter un drone qui survolait la ville.
Peu de temps avant les frappes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que l'ambassade des États-Unis à Kiev, avaient exprimé leurs craintes quant à la probabilité d'une attaque imminente.
L'armée ukrainienne a déclaré sur Telegram que Kiev était l'objet d'une "attaque massive de missiles ennemis". Selon Tymour Tktatchenko, le chef de l'administration militaire de la capitale, au moins dix personnes ont été blessées.
Le maire Vitali Klitschko a rapporté qu'une école avait été touchée à Shevchenkivsky et qu'une autre frappe à proximité avait entravé l'entrée d'un abri, laissant les habitants en danger.
Une alerte aérienne a été déclenchée dans toutes les régions du pays, le commandement militaire ukrainien signalant l'utilisation de "divers types de missiles et de drones" pour l'attaque.
Le président Zelensky avait averti samedi d'une attaque russe d'ampleur possible et imminente sur le pays. "Nous observons des signes de préparation pour une frappe combinée, impliquant plusieurs types d'armements", a-t-il déclaré, tout en appelant les citoyens à se rendre dans des abris en cas de sirène.
L'ambassade américaine a également indiqué avoir reçu des informations sur une attaque aérienne significative qui pourrait se produire à tout moment.
La Russie a déployé en Bélarus son missile hypersonique, l'Orechnik, un an auparavant. Cette sortie réduirait la distance d'impact avec des pays de l'Otan et de l'Union européenne, notamment la Pologne et la Lituanie.
Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en février 2022, ce missile a été utilisé dans des frappes ciblées en novembre 2024 et janvier 2026, sans toutefois être armé de charges nucléaires.
Suite à une attaque d'Ukraine ayant fait des victimes dans un établissement scolaire de Starobilsk, Poutine avait promis une réponse militaire. Kiev a contre-attaqué, affirmant avoir touché une unité de drones russes, rejetant tout ciblage de civils.
Zelensky, appelant la communauté internationale à faire pression sur Moscou, a prévenu que l'Ukraine "répondra de manière proportionnelle à chaque frappe".







