Le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane (PS), a déclaré mardi son intention de se présenter à la présidentielle de 2027. Il se positionne comme un candidat qui cherche à rassembler la gauche non mélenchoniste, tout en affirmant son ancrage dans la réalité sociale.
Sur France Inter, il a exprimé sa détermination à voir son nom figurer sur le bulletin de vote, souhaitant éviter un scénario où le second tour serait dominé par le candidat du Rassemblement national et Jean-Luc Mélenchon. "Je ferai tout pour qu'il y ait un bulletin Karim Bouamrane et que le bulletin Karim Bouamrane gagne", a-t-il affirmé.
Karim Bouamrane a articulé sa candidature autour de la promesse d'une France humaine et sécurisante. "Je suis candidat parce que j'ai pris conscience de notre force", a-t-il déclaré, évoquant la nécessité d'une France qui protège chacun, garantisse l'accès aux soins, au logement et à une éducation de qualité.
Bien qu'il soit peu connu au niveau national, le maire réélu de Saint-Ouen entretient des relations tendues avec la France Insoumise et se montre défavorable à l’idée d'une primaire à gauche. Il a récemment contesté la direction de l'une des intercommunalités de la Seine-Saint-Denis, actuelle, mais a échoué à s'imposer.
À 53 ans, l’élu a fondé en octobre 2024 son mouvement intitulé "la France humaine et forte", en présence de figures de proue comme François Hollande et Raphaël Glucksmann. Ancien cadre informatique, il est l'un des premiers maires d'origine maghrébine à diriger une ville de plus de 50 000 habitants. Lors de sa prise de fonction, il avait rendu hommage à ses parents immigrés marocains.
Sa notoriété a largement été renforcée par l'accueil du village olympique pour les Jeux de 2024, le plaçant sous les feux des projecteurs médiatiques, et suscitant des rumeurs le désignant comme potentiel Premier ministre.







