Météo France a récemment signalé des températures minimales jamais atteintes durant la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs villes de l'ouest de la France. Ce phénomène de canicule en mai est décrit comme "un événement sans précédent" par Christophe Cassou, climatologue et directeur de recherche au CNRS.
Cette semaine, la France connaît une vague de chaleur historique, avec des températures déjà élevées pendant la journée, qui continuent de grimper durant la nuit. Dans l'ouest, où 13 départements sont en vigilance orange canicule, les températures nocturnes ont atteint des sommets.
Les relevés les plus marquants de Météo France indiquent que la température à Rennes n'est pas descendue sous les 20,9 degrés Celsius, battant ainsi le record de la veille de 20,5 degrés. Au Mans, la température a atteint une minimale de 20,5 degrés, là où le précédent record était de 20 degrés. À Cherbourg, il a fait 20,2 degrés, tandis qu'à l'île d'Ouessant, la température minime s'est maintenue à 20,8 degrés, faisant de cette nuit un moment historique depuis l'instauration de la station météo en 1995. En outre, de l'autre côté de la Manche, le Royaume-Uni a aussi connu des records, avec 35,1 degrés à Kew Gardens, près de Londres.
Un événement sans précédent en France
La semaine se profile avec des températures encore plus élevées, avec des prévisions atteignant jusqu'à 38 ou 39 degrés dans le sud du pays. "Une canicule au mois de mai, c'est un événement sans précédent en France", souligne Christophe Cassou sur franceinfo. Il détaille cette situation par sa précocité, son intensité et sa durée, qualifiant ces événements de "cygnes noirs", car ils établissent des records de plusieurs degrés au-delà des attentes. Bien qu'en tant qu'expert, il soit moins surpris, il souligne le caractère inattendu de cette canicule.
Cette situation est "relativement prévisible" selon Cassou, en lien avec le réchauffement climatique et les activités humaines. Le climatologue met en garde : "Le carbone (CO2) s'accumule dans l'atmosphère, et plus sa concentration est élevée, plus le réchauffement s'accentue. Pour freiner ce réchauffement, il est crucial de ne plus ajouter de molécules de CO2 dans notre atmosphère".







