Alors que le 1er septembre marque l'entrée en vigueur de la réforme des retraites, il est crucial de prendre certaines mesures pour ne pas être pris au dépourvu. Si vous envisagez de prendre votre retraite après cette date, voici les éléments à considérer.
Remboursement de votre rachat de trimestres
Par exemple, si vous êtes né en mai 1962 et prévoyez de vous retirer en juin 2024, vous aviez alors besoin de 168 trimestres pour bénéficier du taux plein. Vous aviez donc racheté un trimestre afin d'éviter une décote. Pourtant, il s'avère que votre départ ne sera possible qu'en janvier 2025, à 62 ans et 6 mois, avec un semestre supplémentaire acquis. Vous remplirez donc les 169 trimestres exigés par la nouvelle réforme.
Pour récupérer le montant de votre rachat, vous devez faire votre demande avant le 14 avril 2025, soit deux ans après la promulgation de la loi. Cette démarche peut vous permettre de récupérer une somme intéressante.
Minimiser la décote
Si vous êtes natif de septembre 1961 et avez planifié un départ au 1er janvier 2024, sachez que vous n'aurez plus besoin de 168 trimestres, mais de 169 pour atteindre le taux plein. Deux choix s'offrent à vous :
- Maintenir votre date de départ : Vous subirez une décote de 1,25 % sur votre retraite de base et de 1 % sur votre complémentaire, mais vous éviterez le malus de 10 % sur votre retraite complémentaire pendant trois ans.
- Reporter votre départ au 1er avril 2024 : Vous aurez vos 169 trimestres, évitant ainsi la décote, mais vous ne pourrez pas échapper à la réduction Agirc-Arrco, sauf si cette mesure était abrogée entre-temps.
Rappelez-vous que si vous souhaitez revenir sur votre décision de liquider votre retraite après avoir reçu la notification de votre caisse, vous pourrez annuler votre demande par simple écrit jusqu'au 31 octobre.
Carrière longue : opter pour les anciennes règles
Si vous êtes né entre le 1er septembre 1961 et le 31 décembre 1963, sachez que vous bénéficiez d'une clause de sauvegarde. Cela vous permettra de partir à la retraite en carrière longue, tant que vous remplissez les conditions d'avant la réforme. Vous éviterez ainsi les nouvelles exigences d'âge et de trimestres.







