Cécilia Crépin et son mari espéraient explorer les merveilles de l'Égypte, avec la découverte du Sphinx et des pyramides de Gizeh, accompagnés de leur fille de 5 ans. Malheureusement, leur voyage tant attendu, programmé pour début juillet, a été annulé par la compagnie aérienne, justifiant cette décision par la guerre au Moyen-Orient qui paralyse le détroit d’Ormuz depuis plusieurs semaines.
Diverses compagnies aériennes, dont Easyjet et Lufthansa, ont déjà annulé plusieurs vols ou annoncé des réductions de leur offre face à l’instabilité géopolitique actuelle.
Tout était hors de prix
"L'agence de voyage nous a contactés pour nous dire que tous les vols directs vers l'Egypte avaient été stoppés", raconte Cécilia. Bien que remboursée intégralement, l'agence a proposé des alternatives, mais celles-ci impliquaient de longs escales peu pratiques, notamment à Istanbul, ce qui s’avérait compliqué avec leur jeune enfant.
"On est extrêmement déçus. On avait vraiment trouvé une belle offre pour notre première fois en Egypte..."
Comme beaucoup d'autres, cette famille a dû abandonner ses projets de voyage. "Malgré une recherche intense d'un plan B, les prix du kérosène ont explosé et tout était devenu inaccessible", ajoute l'assistante administrative.
Un sondage réalisé par Elabe pour BFMTV révèle qu'un Français sur trois envisage de renoncer à ses vacances en raison de l'augmentation drastique des prix des carburants.
Un peu compliqué cette année vu la conjoncture
En effet, la situation actuelle se traduit par une hausse des coûts de voyage, notamment chez Air France. L’entreprise a augmenté ses prix d’environ 10 euros en moyenne pour les courts trajets, et jusqu'à 100 euros pour les long-courriers. Malgré tout, elle tente de rassurer ses clients avec l’assurance qu'il n'y a pas de pénurie de carburant et que les vols continuent.
Cécilia résume bien le sentiment actuel : "C'était compliqué, alors on a décidé de reporter nos vacances. Nous allons profiter de notre été à la maison et passer quelques week-ends sur la Côte d'Azur, plus près de nous."
Malgré cette annulation, un certain soulagement est aussi présent chez elle, car les vacances étaient teintées d'un stress croissant lié à l'actualité. "Peut-être que ce n’est pas si mal finalement", confie-t-elle.
Unanimes sur le fait de ne pas prendre de risques
Karim et Virginie, quant à eux, ont opté pour l'annulation de leur propre chef de leur voyage prévu en Egypte. "On voulait passer un moment de détente, loin de la France, mais la situation sécuritaire nous a largement refroidis", explique Karim. Ils ont pris cette décision après quelques jours d'hésitation. Avec le temps, un petit regret subsiste : "Nous aurions souhaité y aller, surtout après avoir vu des nouvelles montrant une stabilité en Egypte sur les réseaux sociaux."
"Je suis déçue, j’adore l'Égypte et j'espère pouvoir y retourner un jour", confie Virginie.
Les jeunes couples et les familles sont tous d’accord sur le fait qu'il est plus sage de ne pas fréquenter ces zones incertaines, même si cela reste déconcertant de renoncer à des projets élaborés, souvent des années à l’avance. Carolie, allemande de 30 ans, raconte sa frustration : "J'ai dû acheter un autre vol, 400 euros plus cher, sans aucune garantie que celui-ci ne soit pas annulé aussi à la dernière minute... C'est rageant !"
On est trop dans le flou encore
Pour certains, comme Raphaël, la meilleure solution a été de changer leurs ambitions de voyage à la dernière minute. Initialement prévu pour un road trip à 2000 euros en Indonésie, le jeune homme a finalement décidé de découvrir la Normandie en train. "C’est trop cher de partir à l’étranger, en plus j'ai peur de rester bloqué là-bas", conclut-il.







