Les autoroutes A27 et A2, essentielles pour le trafic entre la France et la Belgique, sont actuellement fermées en raison de manifestations d'agriculteurs. Ces blocages s'inscrivent dans un contexte de forte opposition à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.
La préfecture du département du Nord a communiqué que ces fermetures ont débuté jeudi soir, et ce suite à des mobilisations d'agriculteurs belges qui ont envahi les routes E42 et E19. En France, cet événement a causé des perturbations significatives, notamment sur l'A27 depuis la métropole lilloise et sur l'A2 près de Valenciennes. Anthime Coupet, président des Jeunes Agriculteurs du Nord et du Pas-de-Calais, a précisé qu'une centaine d'agriculteurs, tant français que belges, participent à ce mouvement de contestation.
Une autre action a été annoncée pour ce vendredi matin, toujours orchestrée par les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA du Nord. Coupet a souligné leur détermination en déclarant : « Nous bloquerons jusqu'à lundi, nous ne nous laisserons pas faire », affirmant leur refus de céder face à la pression des gouvernements ou même aux intempéries annoncées.
La mobilisation des agriculteurs français s'est intensifiée ces jours derniers, à l'approche d'un vote crucial sur l'accord UE-Mercosur. Malgré la promesse du président Emmanuel Macron de voter contre cet accord, cela est peu susceptible d'inverser la tendance au sein des 27 États membres de l'UE, qui pourraient aller de l'avant sans une majorité bloc.
Les opinions divergent cependant sur l'impact de cet accord. Des experts en agriculture et en commerce international, comme le professeur Jean-Pierre Giraud de l'Université de Lille, mettent en garde contre les effets négatifs sur les prix des produits locaux. Selon lui, « des milliers de producteurs pourraient se retrouver en difficulté ». De plus, les critiques soulignent que cet accord pourrait compromettre les normes environnementales et de santé.
Alors que le climat politique se tend autour de ce sujet, il est certain que les agriculteurs continueront à faire entendre leur voix, déterminés à protéger leurs intérêts face aux vents de changement économique.







