Lors d'une audience au tribunal judiciaire de Périgueux le 5 janvier, une ancienne conseillère de la Caisse d’Épargne de Mussidan a été reconnue coupable d'abus de confiance envers une personne vulnérable. Ce cas tragique met en lumière la manipulation dont peuvent faire preuve certains professionnels dans des situations de confiance.
La retraitée, âgée de 82 ans et immobilisée suite à une fracture du col du fémur, avait sollicité l'aide de cette conseillère pour retirer de l'argent, lui demandant régulièrement 300 euros pour ses besoins quotidiens. Malheureusement, profitant de cette situation précaire, l'ex-employée a systématiquement prélevé des sommes pour couvrir ses propres dettes, et ce, durant une période d'au moins quinze mois, allant d'août 2014 à novembre 2015.
Au total, la conseillère devra rembourser 27 689 euros aux ayants droit de la victime, décédée depuis. Elle a été condamnée à huit mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire de deux ans, une peine qui soulève des questions sur la protection juridique des personnes vulnérables. Le quotidien Le Parisien souligne qu'un tel comportement est inadmissible et appelle à une prise en charge améliorée des personnes âgées dans le cadre bancaire.
Bien que la conseillère ait reconnu certaines de ses fautes, elle a nié toute préméditation, affirmant qu'elle ne cherchait qu'à "rendre service" à son client. Cette défense a suscité des critiques, notamment de la part de la sœur de la victime, qui a révélé avoir découvert les incohérences sur les relevés de compte de son frère, engendrant une profonde douleur familiale. "C'était un homme gentil qui avait confiance en elle. Il s'est fait posséder, et il en est mort", a-t-elle déclaré avec émotion.
La procureure a également réagi avec force, insistant sur le fait que la conseillère avait utilisé ses compétences techniques pour dissimuler ses agissements frauduleux, et ce, au détriment d'un homme déjà en détresse. Une réflexion sur les limites de la profession de conseiller bancaire s'impose, tout comme le besoin urgent de renforcer la vigilance sur la prise en charge des clients âgés et vulnérables, comme l’a suggéré Franceinfo.
Cette affaire met en relief l'importance d'une législation stricte et de procédures rigoureuses pour protéger les clients les plus fragiles, afin d'éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l'avenir.







