À la suite d'incidents tragiques comme l'incendie du bar Le Cuba Libré à Rouen en 2016, où 14 personnes avaient perdu la vie, la France a renforcé ses mesures de sécurité dans les bars et discothèques. À Paris, les inspecteurs examinent minutieusement chaque détail, des issues de secours à l'extraction d'air, assurant la conformité aux normes strictes en vigueur.
Dans un club de jazz parisien d'une capacité de 200 personnes, les inspecteurs mettent l'accent sur des issues de secours sûres, soulignant qu'une sortie débouchant dans un bâtiment résidentiel peut poser des risques. "Un sens interdit qui menace la sécurité doit être rapidement rectifié", précise le Lieutenant-Colonel Cédric Lemaire des sapeurs-pompiers de Paris. Les établissements doivent inviter les clients à évacuer en toute sécurité en cas d'urgence.
Chaque année, environ 1 700 contrôles sont effectués par la préfecture de police, et une dizaine d'établissements risquent de se voir fermer leurs portes à cause de manquements. Les responsables de ces lieux doivent régulièrement renouveler leurs infrastructures pour s'assurer qu'elles respectent les normes de sécurité. À Dijon, le gérant du club Melkior-Bal'tazar nous confie : "À l’ouverture, une commission vérifie que nos matériaux sont ignifugés. Bien qu’il n’y ait pas de risque zéro, ces précautions retardent l’embrasement en cas d’incendie."
Les bars et discothèques sont soumis à un contrôle chaque trois à cinq ans, une fréquence insuffisante selon certains experts en sécurité. "Face à l’augmentation des incidents, réfléchissons à intensifier ces visites" suggère un consultant en sécurité de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En renforçant ce dispositif, la France espère éviter des catastrophes mortelles à l’avenir.







