Selon le baromètre Odoxa d'avril 2026, la campagne présidentielle a déjà débuté en France, la personnalité du candidat jouant un rôle crucial.
D'après une enquête menée par Odoxa pour Public Sénat et la Presse régionale, 70 % des Français estiment que la campagne présidentielle a déjà commencé. De plus, pour 90 % des participants, la personnalité des candidats est autant importante que leurs propositions politiques. Comme l'indique Gaël Sliman, président d'Odoxa, « La période actuelle de précampagne est celle où les personnalités se dévoilent, cherchant à capter l'attention médiatique pour gagner des points face à leurs concurrents. »
Gabriel Attal en hausse, Jordan Bardella en chute
Malheureusement, une forte visibilité médiatique ne garantit pas toujours la popularité. Gabriel Attal, grâce à sa récente proposition de loi sur le travail, a beaucoup fait parler de lui. Bien que sa popularité ait connu une baisse significative (-11 points) depuis son départ de Matignon, elle remonte actuellement, le plaçant quatrième dans le classement des personnalités, avec 30 % d'adhésion, juste derrière Édouard Philippe, qui affiche 32 %.
De son côté, Bruno Retailleau, autre candidat potentiel, a mis fin à une tendance à la baisse, progressant de trois points grâce à un soutien massif parmi les adhérents LR qui l'ont désigné pour représenter leur parti. Ainsi, il s'installe à 27 % de popularité, en cinquième position, comme l'a rapporté Gaël Sliman.
En revanche, Jordan Bardella a subi une chute de trois points, provoquée notamment par des controverses, rendant son image moins favorable. Comme le souligne Sliman, « Cela représente vraisemblablement une sanction de l'opinion. »
Une situation instable pour tous
Le baromètre rappelle que ces classements sont particulièrement volatils. Par exemple, Jean-Luc Mélenchon a su améliorer son image juste avant les élections de 2017 et 2022, bien que son point de départ ait été moins favorable cette fois. Actuellement, Mélenchon est en tête du palmarès du rejet, avec 72 % d'opinions défavorables.
Les actuels occupants de l’Élysée et de Matignon, Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, affichent également des taux d'approbation en baisse, 25 % pour le président. Ce dernier, qui était autrefois perçu comme un « bon Président » par 48 % des Français, doit désormais composer avec une confiance en berne.
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