Alors qu'un nouveau cycle de pourparlers se profile à l'horizon à Genève, les préoccupations concernant la province de Donetsk demeurent persistantes. En effet, la Russie cherche à obtenir un contrôle total sur cette région contestée, une démarche qui suscite une ferme opposition de la part de l'Ukraine.
Les précédentes discussions, tenues à Abou Dhabi, n'ont pas donné de résultats concrets. Les armées de Moscou et de Kiev se retrouvent de nouveau face à face les 17 et 18 février. Dans l'attente de ces négociations, le chef des négociateurs ukrainiens, Roustem Oumerov, a déclaré : "Notre objectif reste une paix solide et durable. Nous nous préparons pour un travail sérieux et responsable".
Début février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que les États-Unis espéraient mettre fin à cette guerre meurtrière "d'ici le début de l'été". Par ailleurs, Donald Trump a exhorté Zelensky à "se bouger" pour conclure un accord, avant l'ouverture des pourparlers.
Zelensky partage l'espoir de discussions constructives, déclarant sur les réseaux sociaux : "Nous comptons sur des réunions véritablement productives". Lors de son allocution à la Conférence de Munich, il a souligné la nécessité de véritables garanties de sécurité pour garantir un accord durable et empêcher les agressions futures.
La Russie vise toujours le contrôle de la région de Donetsk
Les pourparlers à Abou Dhabi n'ayant conduit à aucune avancée, les discussions actuelles se concentreront sur des sujets épineux tels que le partage des territoires entre les deux nations. La Russie, occupant près de 20 % de l'Ukraine, continue d'exercer des pressions pour s'approprier totalement la région orientale de Donetsk. En cas d'échec, le Kremlin a fait savoir qu'il envisagerait d'agir par la force.
Sur ce point, Zelensky a clairement fait entendre son refus : "Nous ne pouvons pas abandonner notre territoire. C'est de la folie, il ne s'agit pas uniquement de terres, mais de vies humaines", a-t-il affirmé.
De plus, l’Ukraine insiste sur le fait que tout accord devrait être validé par un vote populaire, une fois les conditions sécuritaires réunies. Alors que la guerre fait toujours rage, les bombardements meurtriers continuent de frapper des zones résidentielles dans le pays, rendant la situation encore plus précaire.
Les Européens, grands absents des négociations
Les discussions de Genève se dérouleront sans la participation des pays européens, un fait que Zelensky a souligné comme une "grosse erreur". Les dirigeants européens partagent un sentiment de pessimisme quant à l’issue de ces pourparlers, comme l’indique Rachel Ellehuus, directrice du centre de recherche Rusi, qui ajoute que "la Russie semble jouer la montre pour poursuivre ses offensives".
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a exprimé son intention de faciliter la fin d'un conflit aussi destructeur. Cependant, il a également avoué sa méfiance quant aux intentions russes concernant la paix. L'incertitude persiste quant à l'issue de ces négociations, laissant planer des doutes sur l'influence réelle de Washington dans la résolution de la crise ukrainienne.







