Paris – Avant de faire face à son procès pour vol à main armée, Aïssa Bendjaber, connu sous le nom de "l'homme au béret", a décidé de tenter un dernier coup de maître, mais les événements ne se sont pas déroulés comme prévu. Le 1er août 2023, il a perpétré un braquage audacieux dans une joaillerie parisienne, mais une série d'incidents a mené son plan à l'échec.
Aïssa, désormais âgé de 68 ans et tout juste sorti de prison en octobre 2021, a voulu réaliser un dernier casse avant de se rendre à son procès prévu pour septembre 2023. Ce vol, qui devait pourtant être une formalité, s'est transformé en une succession de contretemps. Selon des sources judiciaires, après seulement six minutes, il parvient à dérober près de 2,3 millions d'euros en bijoux au sein de la prestigieuse joaillerie Piaget.
Revêtu d'un béret et accompagné de Madalina T., qu'il avait présentée comme une touriste fortunée, Aïssa s'est introduit dans le magasin. Armé d'un pistolet à silencieux, il a maîtrisé les cinq employés présents. À peine quelques instants plus tard, Hamed T., un complice également armé, a fait son entrée dans le magasin, contribuant à la rapidité de l'opération.
des erreurs fatales
Peu de temps après le braquage, plusieurs personnes, dont Aïssa et ses complices, ont été arrêtées. Hamed T., 56 ans, a été identifié comme ayant un comportement erratique durant l’opération, notamment en raison de l'usage de cocaïne, ce qui lui a fait commettre des erreurs de jugement, saisissant des objets non prioritaires. Pendant ce temps, la fuite s'est avérée chaotique, le scooter prévu pour s'enfuir étant en panne.
Finalement, Aïssa, ne maîtrisant pas la situation, a dû enterrer le butin, dont la plupart des pièces sont restées introuvables. "Malgré leur audace, les braqueurs manquaient de professionnalisme“, commente un expert en sécurité, soulignant que le manque de préparation a coûté cher aux suspects.
les conséquences psychologiques
Bien qu'aucun coup de feu n'ait été tiré, le traumatisme ressenti par les employés de la bijouterie est bien réel. Selon des témoignages, certains souffrent de troubles du sommeil et d'anxiété. Me Clémentine Perros, avocate de Hamed T., a déclaré à l'AFP que son client regrette quotidiennement les conséquences psychologiques de ses actes.
Aïssa Bendjaber, après plus de deux décennies passées derrière les barreaux, sait que ce procès pourrait être son dernier. Sa défense, Me Marc Bailly, a évoqué un homme âgé, conscient des ramifications de ses actes. Le cas de ce braquage résonne comme un avertissement sur les conséquences néfastes des crimes, tant pour les victimes que pour les auteurs, même lorsque la violence semble absente.
Les regards sont maintenant tournés vers les prochaines étapes judiciaires, alors que les invites de ce casse chaotique continuent à se dévoiler.







