Lors d'une visite à l'hôpital en Ariège, Emmanuel Macron a été interrogé sur la diplomatie à adopter envers l'Algérie. Il a qualifié ceux qui prônent une rupture avec ce pays de « mabouls », sans nommer spécifiquement de personnes.
Avant de faire l’éloge des médecins non européens qui exercent en France, le président a critiqué les lourdeurs administratives qui pèsent sur leur intégration. « Ces professionnels méritent d'être valorisés, mais la bureaucratie freine leur reconnaissance », a-t-il déclaré.
Bruno Retailleau, président des Républicains, a ressenti ces propos comme une attaque personnelle et a rapidement répondu par un communiqué. « Emmanuel Macron s’en prend à ceux, comme moi, qui soutiennent une ligne dure avec l’Algérie. Ses arguments masquent en réalité des préoccupations plus graves », a-t-il affirmé.
Retailleau a dressé un tableau des défis qui justifient sa position : « Outre les médecins, il y a de nombreux OQTF dangereux qui circulent librement en France et qu’Alger refuse de récupérer », a-t-il souligné. L’ex-ministre a également évoqué les « barbouzeries » du régime algérien, citant la détention de Christophe Gleizes et la condamnation de Kamel Daoud comme des exemples frappants.
Le sénateur critique aussi les conséquences des accords de 1968 entre la France et l'Algérie, jugés trop favorables à ce dernier, alors que le pays ne respecte pas ses engagements concernant les immigrés clandestins. « L’égalité de traitement des contribuables français devrait primer », insiste-t-il.
Retailleau émet de vives inquiétudes pour la sécurité et la souveraineté françaises face à ce qu’il perçoit comme une humiliation systématique de la France par les autorités algériennes. « Les douleurs du passé ne justifient en rien leur comportement actuel », insiste-t-il.
Enfin, Retailleau appelle à un regain de fermeté dans la relation avec l'Algérie, affirmant que cela constitue l'une des prérogatives essentielles d'un président. Cette position s'inscrit dans un contexte où l'ex-ministre prépare sa candidature pour la présidentielle de 2027, ajoutant une dimension stratégique à ses critiques.







