Le 3 juillet dernier, la situation se précise à Sainte-Croix-du-Mont avec la désignation par le sous-préfet de Langon, Serge Delrieu, d'une délégation spéciale. Cette équipe a pour mission d'assurer la gestion temporaire du village jusqu'à la tenue de nouvelles élections, prévues dans un délai maximal de trois mois.
Le tribunal administratif de Bordeaux avait décidé, le 26 mai dernier, de l'annulation des élections municipales, une décision confirmée lorsque le maire sortant, Michel Latapy, n'a pas contesté ce jugement devant le Conseil d'État.
La nouvelle délégation est composée de Catherine Beaupied-Queraud, ancienne secrétaire générale de la sous-préfecture, ainsi que d'Annie Galy et André Monchany, tous deux anciens secrétaires administratifs. Leur mandat est circonscrit aux actes de gestion conservatoire, ce qui signifie que l'ensemble du conseil municipal a été mis de côté et que Michel Latapy n’est plus en fonction pour le moment. Ses intentions futures restent floues.
L'opposition, représentée par Amélie Audureau, semble prête à redémarrer la campagne électorale. "Nous agissons sur la base de l'hypothèse que Michel Latapy ne fera pas appel," affirmait-elle fin mai. Le climat politique dans le village est donc en ébullition, surtout après des élections précédemment marquées par une très faible marge de victoire.
Parallèlement, d'autres villages comme Castelmoron-d'Albret ont également vu leurs élections annulées, accentuant ainsi les tensions politiques locales. Comme rapporté par Sud Ouest, cette situation pourrait également susciter un appel du maire en place, François Migaud.







