Face à une opportunité politique en or, Laure Lavalette, députée du Var et figure montante du Rassemblement National (RN), a officialisé sa candidature à la mairie de Toulon pour les élections municipales de 2026. Dans un contexte marqué par la récente démission d’Hubert Falco, un homme politique très influent, Lavalette mise sur l'instauration d'une « véritable police de proximité » pour rétablir la sécurité dans cette ville, emblématique du sud de la France.
Dans sa lettre adressée aux Toulonnais, elle commence par se présenter en tant que mère de famille de 49 ans, prête à servir sa ville. Son slogan, « Un avenir pour Toulon », se veut inclusif et rassembleur, sans lien ostensible avec son parti. Cela permet de toucher un électorat plus large, une stratégie souvent envisagée par les candidats du RN.
La candidate met l'accent sur la nécessité d'équité dans le développement des différents quartiers de Toulon. Bien qu'elle reconnaisse le travail d'Hubert Falco en matière de rénovation urbaine, elle critique le manque d'attention porté à des zones comme le Pont du Las, qu'elle décrit comme « complètement abandonné ». En citant ses observations de la ville, elle souligne l'importance de rétablir un équilibre en matière de ressources allouées aux différents quartiers.
« Nous avons de grandes chances de victoire », assure-t-elle, en se basant sur les bons résultats du RN dans le Var, où le parti a dominé les dernières élections. Une analyse faite par des experts, comme ceux de Le Parisien, révèle que le RN bénéficie d'une dynamique favorable, justifiée par une montée de la sensibilité patriotique parmi les électeurs.
Les municipales de 2026 représentent un enjeu capital pour le RN, qui a réussi à conquérir plusieurs villes du littoral méditerranéen. Cependant, l'héritage de la gestion de Jean-Marie Le Chevallier à Toulon, associé à des années d’instabilité, plane toujours au-dessus de cette candidature. Lavalette, consciente de ce défi, s'engage à maintenir une gestion financière saine tout en promettant une politique axée sur le bien-être des citoyens.
Pour l'heure, elle devra faire face à des concurrents notables, comme le sénateur Les Républicains Michel Bonnus, et l'universitaire Magali Brunel, qui mènera une liste « Toulon en commun ». Alors que la politique locale s'intensifie, les Toulonnais auront l'opportunité de peser sur l’avenir de leur city lors de ce scrutin déterminant.







