Le 6 janvier 2026, un convoi composé de quelques tracteurs et véhicules légers a pris le départ de Cancon, marqué par des températures glaciales. Malgré un nombre réduit de participants, la détermination des agriculteurs de la Coordination Rurale 47 (CR 47) reste intacte. La décision de se rendre à Paris s’inscrit dans une volonté de faire entendre leurs revendications face à des problématiques persistantes dans le secteur agricole.
Avec l'échec des précédentes négociations et l'absence de réponses concrètes à leurs demandes, les agriculteurs estiment qu'il est crucial de réitérer leur message. José Pérez, président de la CR 47, a souligné l'importance de changer de stratégie pour atteindre leurs objectifs. « Nous sommes préparés et nous avons décidé d’adopter une approche plus discrète pour cette mobilisation », a-t-il indiqué.
Ces manifestations ne sont pas qu'un simple acte de défi : elles illustrent une crise profonde touchant plus de 75 % des agriculteurs en Nouvelle-Aquitaine, avec beaucoup d'entre eux ne sachant pas comment gérer l'année agricole à venir. Karine Duc, présidente de la Chambre d'agriculture, a mentionné lors d'un récent point presse que la situation actuelle est alarmante. « Nous devons nous rendre à Paris pour rappeler aux décideurs lUrgence de notre situation », a-t-elle ajouté.
Les participants, comme Aymeric, un agriculteur du Lot-et-Garonne, expriment un besoin croissant d'être écoutés. « Ils ne veulent pas nous voir à Paris, mais nous devons faire entendre nos voix. C'est maintenant ou jamais », a-t-il affirmé. Une tension palpable se fait sentir, non seulement parmi les agriculteurs, mais aussi parmi les autorités, inquiètes du déferlement de tracteurs dans la capitale.
Des experts du secteur agricole estiment que les difficultés rencontrées par les agriculteurs sont exacerbées par des politiques nationales et une gestion des crises sanitaires, notamment celle de la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les agriculteurs demandent des solutions concrètes pour sortir de cette impasse.
Alors que le prochain rendez-vous est fixé pour le 8 janvier à Paris, la mobilisation continue de s’organiser. Les agriculteurs espèrent que cette démarche conduira à des discussions fructueuses avec les autorités, dans l'espoir d'un avenir meilleur pour le secteur agricole en France.







