La méningite à méningocoque continue de se propager au Royaume-Uni, avec un total de 27 cas rapportés le 19 mars. En France, une salariée de l'usine Orano La Hague a succombé à la maladie à l'hôpital de Cherbourg, laissant ses proches et les autorités sanitaires en état d'alerte. Cinquante cas contacts ont été identifiés, bien qu'ils ne soient pas liés à l'épidémie britannique.
La victime, employée de l'usine spécialisée dans le retraitement des déchets nucléaires, a été hospitalisée le 19 mars. Selon des sources de France Bleu, les autorités sanitaires et la préfecture de la Manche ont rapidement été informées. Les cinquante personnes qui ont été en contact prolongé avec elle doivent suivre un traitement antibiotique préventif et s'auto-isoler.
Deux décès liés à l’épidémie anglaise
Un deuxième décès, associé à l'épidémie sans précédent au Royaume-Uni, a été signalé. Cette personne avait été sur le campus de l’université du Kent durant la période de contamination. Selon le ministère français de la Santé, elle est actuellement « dans un état stable ».
Au Royaume-Uni, la situation est critique. Sur les 27 cas, 15 ont été confirmés selon l'UKHSA, l'agence de santé publique britannique. Deux jeunes, une élève de 18 ans et un étudiant de 21 ans, ont tragiquement perdu la vie. Les autorités sanitaires s'inquiètent de la propagation continue de la maladie.
Mesures urgentes et traitements préventifs
Pour endiguer la crise, l’UKHSA a lancé une opération de traçage des contacts et a déjà administré des antibiotiques à plus de 6 500 personnes, y compris des étudiants ayant fréquenté le Club Chemistry. Robin May, directeur scientifique de l’agence, a averti que les hospitalisations pourraient encore augmenter, et a mentionné que les cas seraient corrélés à une exposition initiale survenue dans les jours précédents.
Les infections à méningocoques nécessitent une attention médicale rapide, car elles peuvent être fatales en moins de 24 heures. Les symptômes incluent forte fièvre, maux de tête intenses, et raideur de la nuque. Bien que les nourrissons soient vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015 au Royaume-Uni, ceux nés avant cette date ne sont pas protégés, compromettant ainsi leur sécurité.
Face à cette crise sanitaire, les autorités françaises envisagent d’intensifier leurs efforts pour prévenir la propagation de la méningite, alors que la population reste en alerte.







