La semaine dernière, alors que la Manche souffrait de la chaleur estivale, des orages violents ont frappé le département. Des grêlons d'un diamètre de 3 à 5 centimètres sont tombés sur le sud de la Manche, causant des destructions considérables. Ce jeudi, les services de l'État se sont déplacés sur le terrain pour évaluer les dommages dans plusieurs exploitations agricoles, notamment autour de Granville.
Le jeudi 4 juin 2026, une visite de terrain a été organisée par la FDSEA, les Jeunes agriculteurs et la Chambre d'agriculture de la Manche, en présence de représentants de l'État et d'assureurs. L'objectif était d'évaluer l'ampleur des dégâts occasionnés et de recueillir des informations essentielles pour aider les agriculteurs touchés, rapporte Radio France.
Témoignages d'agriculteurs sinistrés
Parmi les exploitations affectées, celle de Fanny Davoine à Cérences, près de Granville, a subi des pertes dramatiques. Dans ses serres de 3.200 m², les travaux de déblayage sont encore en cours. Elle explique : "Les premiers carreaux ont craqué et ensuite toute la toiture est tombée". Actuellement, des bénévoles l'aident à nettoyer les débris en verre, qui jonchent le sol.
D'autres structures, notamment les serres en plastique, ont également été gravement endommagées. "Les plastiques doivent être remplacés. Les tuyaux d'arrosage sont percés, et il y a un nombre considérable de pertes de plantes", souligne Fanny Davoine.
Des événements climatiques alarmants
Gabriel Sainte-Croix, responsable de l'assurance au Crédit Agricole pour la région, fait part de son inquiétude : "Le changement climatique est désormais une réalité. Ce phénomène est de plus en plus fréquent. L'année dernière, la même période a été marquée par des dommages importants à Saint-Hilaire-du-Harcouët". Cette vision pessimiste est renforcée par la présence de la Direction départementale des Territoires de la Manche (DDTM), qui a pris des clichés des sinistres pour une future demande d'aide auprès du ministère de l'Agriculture. Selon Natacha Colinot, cheffe du service d'économie agricole à la DDTM, "Le processus de demande d'aide nécessitera environ six mois d'attente".
Cependant, malgré l'ampleur des dégâts, Fanny Davoine reste positive : "Je suis de nature optimiste. Cela nécessitera beaucoup de travail, mais nous commencerons la culture des chrysanthèmes et nous continuerons quoi qu'il arrive". Grâce à l'effort des bénévoles, l'une de ses serres a été presque entièrement dégagée en une semaine, montrant ainsi la force de solidarité dans les moments difficiles.







