Face aux défis croissants d'accès aux soins dans les zones rurales, le pôle de santé de Condé-en-Normandie est devenu une véritable référence. Lauréat du label Réseau France Santé, ce centre mise sur la complémentarité des compétences pour répondre aux pénuries médicales. Les habitants des zones moins desservies peuvent ainsi bénéficier de soins diversifiés sans délais d'attente excessifs.
Le docteur Maxime Antonelli, qui exerce au sein du pôle, ne se limite pas à la médecine générale. Il a élargi ses compétences pour inclure des actes de dermatologie, de cardiologie et même d'échographie. Cette approche intégrative permet non seulement d'éviter une surcharge des spécialistes, mais également d'accélérer les diagnostics des patients. Comme le souligne le docteur Antonelli, « cela réduit le temps d'attente et donne accès à des soins adaptés rapidement », ce qui est particulièrement crucial dans les déserts médicaux.
Depuis l'an 2018, l'effectif des praticiens a triplé. Le pôle regroupe différentes professions de santé, attirant des patients provenant de localités éloignées, parfois à plus de 30 minutes de route. Cette attractivité s'explique par l'offre de soins complète que le centre propose.
Les professionnels de santé, tels que les kinésithérapeutes et les infirmiers, collaborent étroitement, partageant les dossiers médicaux des patients. Tiphaine Grée, coordinatrice de la structure, insiste sur l'importance de cette dynamique : « cela évite les ruptures de parcours », confirmant ainsi l'efficacité de cette méthode alliant coopération et diversité.
Ce modèle est exemplaire : 75 autres structures en Normandie viennent d'obtenir le même label, bénéficiant d'un soutien financier de l'État à hauteur de 50 000 euros par an. La seconde vague de labellisation devrait bientôt être lancée, visant à garantir que chaque Français ait accès à un pôle de santé à moins de 30 minutes de chez lui.
Dans un contexte où le manque de médecins se fait ressentir, ce type d'initiatives est salué par les acteurs de la santé publique et pourrait bien faire école à l’échelle nationale. En effet, comme le mentionne un rapport du Ministère de la Santé, « une réponse coordonnée et localisée est essentielle pour transformer l’accès aux soins en France ».







