La DZ Mafia, un réseau notoire de narcotrafiquants, a récemment été ciblée par une opération policière d'envergure. Pas moins de 900 gendarmes ont participé à cette opération coordonnée qui a abouti à l'arrestation de 41 individus dans plusieurs départements français. Dans la matinée du 14 mars, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a dévoilé les détails de cette enquête complexe qui a duré plus d'un an.
Plus de 4 millions d'euros ont été saisis dans le cadre de cette opération, un chiffre impressionnant qui inclut des numéraires, des cryptomonnaies ainsi que 12 biens immobiliers d'une valeur estimée à 2,4 millions d'euros. Des saisies effectuées également sur des comptes bancaires ont constitué un coup dur pour l'organisation. "Ces pertes financières sont considérables", a noté Bessone.
Pendant cette opération baptisée "Octopus", l'enquête a révélé la structure étendue de la DZ Mafia, ayant abouti à 26 mises en examen, dont neuf femmes. Parmi ces individus, 15 ont été écroués tandis que 11 sont sous contrôle judiciaire. Notamment, trois figures emblématiques de la DZ Mafia, déjà purgeant des peines dans des établissements de haute sécurité, sont nommées : Amine O., connu sous le nom de Mamine, Gabriel O., surnommé Gabi, et Madhi Z., communément appelé "La Brute".
Un système de financement sophistiqué
Des éléments révélateurs ont émergé au cours de cette enquête, impliquant également des personnalités comme le rappeur Dika, accusé de blanchiment d'argent associé à la drogue, ainsi qu'un avocat de Lyon, Kamel A., soupçonné d'avoir permis à un chef de la DZ Mafia, détenu à Condé-sur-Sarthe, de maintenir ses activités criminelles même derrière les barreaux.
Les enquêteurs ont mis au jour un réseau méticuleusement organisé et un mécanisme de financement complexe à travers lequel la DZ Mafia diversifiait ses activités, y compris des pratiques d'extorsion ciblant des commerces locaux et des artistes de rap marseillais, sous le prétexte de labels de production musicale. Le procureur Bessone a souligné que l'enquête était loin d'être terminée, indiquant que la DZ Mafia demeurait dans le collimateur des autorités.







