Le zona, cette éruption cutanée localisée, reste souvent méconnu. Pourtant, il s'agit d'une résurgence du même virus responsable de la varicelle. En d'autres termes, la varicelle et le zona sont deux expressions d'un même virus. Lorsque le zona apparait chez un adulte, il s'agit d'une réaction retardée du virus latent, qui était à l'origine celui de la varicelle. Bien que généralement bénin, il est primordial de ne pas le négliger, surtout chez les personnes âgées qui sont plus à risque de complications. Voici un aperçu complet sur le zona.
Le zona : qu'est-ce que c'est ?
Considéré comme une affection cutanée, le zona est la manifestation virale d'un virus dormant dans notre organisme. Le virus de la varicelle (varicelle-zona) peut réapparaître de manière localisée lorsque le système immunitaire faiblit. Tout individu ayant eu la varicelle est porteur de ce virus, ce qui signifie qu'il est susceptible de connaître un zona plus tard. Bien que la récupération de la varicelle détruit de nombreux virus, certains restent en sommeil dans les ganglions nerveux, attendant une occasion favorable pour se manifester. Une exposition au virus de la varicelle après une infection précedente pourrait renforcer l'immunité et réduire les chances de développer un zona.
Le zona peut se présenter sous différentes formes, selon la localisation. Il est toujours associé aux nerfs sensitifs. Le zona facial se développe le long du nerf trijumeau et peut même affecter les yeux, nécessitant une attention médicale immédiate. Le zona intercostal, quant à lui, se limite souvent à un flanc du thorax, étant le type le plus fréquent, représentant environ 50 % des cas.
Les causes du zona
Près de 90 % des adultes ont déjà contracté la varicelle, mais certains voient le zona se manifester avec le temps. Quels en sont les facteurs déclenchants ?
- l’âge,
- un affaiblissement du système immunitaire.
Les personnes âgées, notamment celles de plus de 60 ans, sont particulièrement touchées. Le stress, la fatigue, ou un choc émotionnel peuvent également affaiblir les défenses immunitaires et favoriser l'apparition du virus. De plus, les personnes immunodéprimées, comme celles atteintes de certaines pathologies, courent un risque accru. Environ 20 % des personnes ayant contracté la varicelle développeront des symptômes de zona au cours de leur vie. Bien que le virus ne soit pas transmissible, les lésions peuvent contaminer ceux qui n'ont pas encore eu la varicelle. Il est rare de faire plusieurs épisodes de zona, mais cela reste possible chez environ 1 % des cas.
Les symptômes du zona
Les signes du zona sont constants peu importe leur localisation. Ils se manifestent principalement par des vésicules, des lésions cutanées enflées remplies de liquide, généralement accompagnées de douleurs aiguës. Lorsque ces vésicules se forment, souvent sur le thorax, elles peuvent également survenir le long des nerfs costaux, dans la région lombaire, ou même sur le visage et les organes génitaux. Ces vésicules, après avoir formé des croûtes, sèchent et tombent en une dizaine de jours, bien que parfois des cicatrices persistent.
En plus des vésicules, les douleurs dans la zone touchée peuvent apparaître avant ou en parallèle de l'éruption cutanée. Celles-ci prennent souvent la forme de douleurs névralgiques, pouvant être lancinantes, démangeantes ou brûlantes. Parfois, une légère fièvre accompagne ces symptômes, rendant le diagnostic relativement simple.
Bien que le zona soit généralement bénin, il peut entraîner des complications. Une extension de l'infection pourrait se produire particulièrement chez les individus immunodéprimés, de même qu'une surinfection bactérienne due au grattage. Des douleurs persistantes, nommées douleurs post-zostériennes, peuvent survenir, touchant particulièrement les personnes âgées, pour qui la probabilité d'expérimenter des douleurs à long terme augmente considérablement. Une étude en Islande a révélé qu'environ 9 % des personnes de plus de 60 ans souffraient encore de douleurs trois mois après un épisode de zona.
Les complications plus sérieuses peuvent inclure une cécité si la cornée est touchée, une paralysie faciale, ou même des méningites, les rendant parfois irréversibles.
Traiter le zona
Malgré ces complications potentielles, il est important de retenir que 90 % des cas de zona sont sans gravité. En général, une douleur légère à modérée persiste pendant deux à trois semaines.
Pour traiter le zona, il est essentiel de consulter un médecin. Celui-ci peut prescrire un désinfectant pour prévenir une infection, alors que des anti-inflammatoires comme le paracétamol peuvent être recommandés pour traiter la douleur. Un traitement antiviral peut également être bénéfique, surtout s'il est initié rapidement. Prévenir le zona par la vaccination est une option envisageable, avec une seule dose recommandée pour les adultes âgés de 65 à 74 ans. Si vous correspondez à cette tranche d'âge, parlez-en à votre médecin pour envisager la vaccination.







