La drosophile du cerisier (Drosophila suzukii), également connue sous le nom de moucheron asiatique, est un ennemi redoutable des cerisiers. Bien qu'elle ait été remarquée en France en 2009, son impact s'étend également à d'autres fruits tels que le raisin, la prune, la fraise et la framboise. Cette mouche, originaire de l'Asie, continue de se propager, menaçant de plus en plus les récoltes.
Identification et caractéristiques
Appartenant à la famille des Drosophilidae, la drosophile du cerisier se distingue par sa petite taille, mesurant entre 2 et 3 mm. Son corps, de couleur ocre à brun clair, présente des traits distinctifs comme des rayures noires et de larges yeux rouges. Le dimorphisme sexuel est marqué, les femelles étant plus grandes que les mâles. Contrairement à d'autres mouches, elle préfère les fruits mûrs, qu'elle perce pour y déposer ses œufs.
Mode de reproduction et impact sur les cultures
La femelle de la drosophile peut pondre jusqu'à 300 œufs par semaine, entraînant le développement de larves au sein des fruits. Ce procédé nuit gravement à la qualité gustative et commerciale des récoltes. Malheureusement, ce ravageur n'a pas de prédateur naturel en France, ce qui aggrave la situation comparée à d'autres espèces de mouches.
Stratégies de lutte
Face à ce fléau, les arboriculteurs ont dû adapter leurs méthodes. Bien que l’usage de certains insecticides puissants ait été interdit, des alternatives existent. Les filets de protection à mailles fines sont efficaces pour protéger les arbres, même si leur coût est élevé. Des recherches se poursuivent pour identifier des ennemis naturels comme des micro-guêpes. En parallèle, privilégier des variétés de cerises précoces permet de récolter avant l'arrivée de la drosophile.







