Pour ceux qui souhaitent augmenter le nombre de trimestres cotisés afin de bénéficier d'une retraite à taux plein, le rachat de trimestres est une option viable. Cependant, à partir de 2025, la majoration applicable pour ceux qui choisissent d'échelonner leur paiement sur plus d'un an passera de 2,8 % à 1,8 %, en réponse à une diminution prévisible de l'inflation.
Bénéfices du rachat de trimestres
Le dispositif, connu sous le nom de "versement pour la retraite" (VPLR), permet aux individus de racheter jusqu'à 12 trimestres pour des périodes non cotisées, par exemple durant des études. Cette démarche peut se révéler financièrement judicieuse à long terme. Toutefois, les coûts initiaux demeurent un obstacle pour de nombreux candidats.
Pour le régime général et d'autres dispositifs, les coûts de rachat d'un trimestre fluctuent entre 1 055 et 7 491 euros. Ces tarifs sont déterminés par trois critères majeurs : l'âge de l'individu, le type de rachat choisi et les revenus moyens des trois dernières années, les travailleurs à revenus modestes bénéficiant de tarifs préférentiels.
Un échelonnement pratique mais coûteux
Pour racheter plusieurs trimestres, certaines personnes pourraient faire face à des factures atteignant plusieurs dizaines de milliers d'euros. Il est possible de répartir les paiements sur une durée allant d'un à cinq ans, selon le nombre de trimestres à racheter. Une majoration, fondée sur le taux d'inflation annuel, s'applique pour les paiements échelonnés au-delà de 12 mois.
La Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) prévoit que la majoration appliquée sur les sommes restantes passera à 1,8 % dès le 1er janvier 2025. Cette information provient d'une circulaire publiée le 26 novembre 2024, qui se fonde sur les prévisions économiques annuelles. Les bénéficiaires de cette mesure recevront une notification de leur caisse de retraite indiquant le solde du rachat et les majorations applicables.







