Le député Jérôme Nury a récemment soulevé une inquiétude majeure concernant la double imposition des retraités cumulant leur pension et un salaire, spécifiquement en ce qui concerne la CSG et la CRDS. Ce sujet a été abordé durant une interpellation faite au gouvernement le 3 décembre 2024, et la réponse du ministère des Comptes publics est venue le 19 août 2025, comme le rapporte MoneyVox.
Des taux de CSG complexes
Le cumul emploi retraite est de plus en plus populaire, surtout après la réforme des retraites de 2023. Toutefois, les retraités se heurtent à une complexité dans le calcul de la CSG. En effet, pour les revenus d'activité, un taux de 9,2 % s'applique, dont 6,8 % peuvent être déduits de l'impôt sur le revenu. En revanche, le taux applicable sur les pensions de retraite varie en fonction du revenu fiscal de référence (RFR) et peut atteindre jusqu'à 8,3 %.
Cette disparité crée des effets de seuil redoutés par le député de l'Orne. La part non déductible de la CSG sur les revenus d'activités peut augmenter le RFR, entraînant, dans certains cas, une hausse du taux applicable à la pension de retraite. Ainsi, comme l’a indiqué Jérôme Nury, les retraités actifs semblent être doublement pénalisés par cette structure du système.
Une réponse du gouvernement
En réponse aux préoccupations de Nury, le ministère des Comptes publics a défendu le fonctionnement actuel du régime. Selon le gouvernement, les travailleurs retraités sont prélevés à la fois sur leurs salaires et sur leurs pensions, une situation qu'ils jugent normale. De plus, un passage à un taux plus élevé, dans ce contexte, reflète la capacité contributive du foyer, affirmant ainsi le principe d'égalité devant l'impôt.
Le gouvernement a donc décidé de ne pas envisager de modifications de la structure de la CSG et des méthodes de prélèvement pour les personnes en cumul emploi retraite, considérant que ce qui apparaît comme une double imposition reste justifié par les différentes sources de revenus.







