Le myriophylle du Brésil (Myriophyllum aquaticum) est une plante aquatique vivace qui envahit les milieux aquatiques par un développement rapide. Ses tiges, mesurant entre 1 et 2 mètres, s'enracinent dans le sol tout en s'étendant en surface. Cette plante prolifique forme un véritable tapis flottant, étouffant ainsi d'autres espèces.
Les feuilles immergées, arrondies et pennatifides, sont vert vif avec des segments qui varient de 4 à 8. En comparaison, les feuilles émergées sont plus courtes et affichent une teinte bleuâtre. En été, de petites fleurs vert-jaunâtre apparaissent à l'aisselle des feuilles immergées.
Cette plante résiste bien aux gelées légères (entre -5 et -7°C) ; bien que les parties aériennes soient abîmées par les froids extrêmes, les tiges sous l'eau peuvent réagir au printemps suivant. Ses qualités lui ont permis de gagner en popularité dans le domaine de l’aquariophilie, car elle aide à oxygéner l’eau et sert de refuge aux espèces aquatiques. Toutefois, son inconvénient majeur réside dans son caractère envahissant.
Inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes de l’Union Européenne, cette plante fait l’objet d’une réglementation stricte selon le règlement européen n°1143/2014, reflétée en France par l’Arrêté du 14 février 2018. Celui-ci interdit toute introduction, détention, transport ou vente de cette plante.
- Famille : Halorragidacées
- Type : Vivace aquatique
- Origine : Océanie, Amérique du Sud
- Couleur : Fleurs vert-jaune
- Plantation : Printemps
- Hauteur : 15 à 40 cm hors de l'eau
Conditions de culture idéales
Le myriophylle prospère en plein soleil, dans un sol argileux riche en nutriments. Une température d'eau idéale se situe entre 18 et 25°C, bien qu'il tolère des températures inférieures. Le climat océanique ou tempéré est particulièrement favorable à son développement, rendant l’Espagne et le Portugal propices à son expansion.
Des dangers insidieux
Le myriophylle du Brésil recouvre rapidement la surface des bassins, générant un déficit d’oxygène qui menace la vie aquatique et la biodiversité locale. De plus, cette prolifération perturbe la navigation et la pêche.
Stratégies de contrôle
Pour ceux qui possèdent encore du myriophylle dans leurs aquariums, il est primordial de ne pas jeter les résidus dans la nature, car cela peut favoriser sa propagation. Dans les jardins, il est conseillé d'arracher manuellement la plante, en veillant à ne laisser aucun fragment. Les résidus peuvent être compostés pour éliminer toute possibilité de reproduction. Une vigilance continue est nécessaire après l'arrachage pour prévenir toute nouvelle pousse.
Alternatives à considérer
Le genre Myriophyllum compte soixante espèces, dont le myriophylle crispé (Myriophyllum crispata) et l'élodée (Elodea canadensis), qui constituent de bonnes alternatives. D'autres options incluent le cornifle (Ceratophyllum demersum) et la châtaigne d'eau (Trapa natans), toutes contribuant à l'oxygénation de l'eau sans les inconvénients du myriophylle du Brésil.
(crédit photo : Dennis Wong - CC BY 2.0)







