Récemment, deux exemplaires de scarabée japonais ont été identifiés dans le Haut-Rhin, soulevant des inquiétudes dans le milieu agricole. Cet insecte, bien que mesurant à peine un grain de café, peut causer des ravages sur les cultures, les vignes et les arbres fruitiers. Les autorités invitent la population à redoubler de vigilance.
Faut-il craindre le scarabée japonais ?
Bien qu'il soit déjà présent en Europe depuis 2014, notamment en Italie, en Allemagne et en Suisse, la France semblait jusqu'à maintenant épargnée par ce ravageur. Toutefois, les 1er et 2 juillet, des pièges mis en place dans des zones comme Mulhouse et Saint-Hippolyte ont permis de capturer ces insectes. Face à la menace qu'ils représentent, un dispositif de surveillance a été renforcé. "Nous avons agi rapidement. La découverte en Suisse a rendu le risque en France très réel", explique Sarah Labruyère, coordinatrice santé des végétaux au sein de Fredon France.
Quel impact pour l’agriculture ?
Bien que le scarabée japonais (Popillia japonica) ne soit pas nocif pour la santé humaine, les conséquences de sa présence sur l’agriculture sont alarmantes. Cet insecte peut s'attaquer à plus de 300 espèces de plantes, incluant le maïs, le soja, et divers arbres fruitiers. Les dégâts qu'il cause sont souvent comparables à ceux d'autres nuisibles classés parmi les plus dangereux. Les adultes laissent les feuilles des plantes en lambeaux, et les larves peuvent endommager les racines, affectant ainsi les pelouses et les terrains sportifs.
Reconnaître le scarabée japonais
Identifiable par sa tête et son thorax d'un vert métallique et ses ailes cuivrées, le Popillia japonica possède des touffes de soie blanche distinctives. Mesurant entre 8 et 10 mm, cet insecte est souvent comparé à la taille d'un grain de café. Si vous habitez dans le Grand-Est ou d'autres régions potentiellement affectées, restez vigilant pendant les mois d'été lorsque ces ravageurs émergent du sol.
Que faire si vous croisez un scarabée japonais ?
Si vous repérez ce scarabée dans votre jardin, voici les étapes à suivre :
- Capturez-le (il peut être rapide) et placez-le au congélateur dans un sachet pour le tuer.
- Contactez le service régional de l'alimentation DRAAF-SRAL de votre région par email pour signaler votre découverte. Pour le Grand-Est, écrivez à santedesvegetaux.draaf-grand-est@agriculture.gouv.fr avec l'objet "Signalement Popillia", en joignant une photo si possible.
- Il est également conseillé de contacter l'organisme Fredon de votre région pour signaler l’incident.







