Les territoires ultramarins de France, tels que la Guadeloupe et la Martinique, se heurtent à des défis sanitaires majeurs, exacerbés par une alimentation sucrée. En effet, ces régions, souvent perçues comme des endroits ensoleillés et idylliques, luttent contre l'obésité, le diabète et d'autres maladies chroniques. Un des facteurs majeurs de cette problématique est la teneur élevée en sucre des produits consommés.
Un constat alarmant sur la teneur en sucre
D'après diverses études, les produits alimentaires industriels vendus en outre-mer contiennent en moyenne des taux de sucre plus élevés qu'en métropole. Paradoxalement, une loi de 2013 avait été instaurée pour interdire cette pratique. Malgré cela, des rapports indiquent que les différences de sucre sont souvent significatives, atteignant jusqu'à 45 % dans certains cas. Par exemple, des marques emblématiques comme Fanta et des yaourts similaires affichent des résultats accablants, présentant une teneur en sucre largement supérieure à celle des mêmes produits vendus en France continentale.
Une question de goût ou de stratégie industrielle ?
Les grandes marques adaptent souvent leurs recettes en fonction des préférences gustatives des populations locales. Cela soulève des questions sur les idées reçues concernant les goûts des habitants d’outre-mer, souvent jugés comme plus enclins à consommer des produits sucrés, sans fondement scientifique. Victorin Lurel, ancien ministre de l'Outre-mer, a bien souligné que l'idée que les populations ultramarines soient « génétiquement » programmées pour le sucre était infondée.
Les conséquences sur la santé publique
Cette surconsommation de sucre contribue à des taux alarmants d'obésité et de diabète. La Martinique affiche un taux de diabète de 10 %, deux fois supérieur à la moyenne nationale, tandis que 27,8 % des Antillais souffrent d'obésité. Ces chiffres sont d'autant plus inquiétants que la consommation de boissons sucrées dépasse largement celle observée en France hexagonale. La Guadeloupe, par exemple, est en tête avec 69 g/jour, tandis que la France continentale ne consomme que 39 g/jour.
Les enjeux de santé publique dans ces territoires demeurent cruciaux et nécessitent une attention particulière. Il est impératif que les autorités mettent en œuvre des contrôles stricts et s'engagent dans des campagnes de sensibilisation sur l'alimentation afin de lutter contre cette crise sanitaire persistante.







