Vous envisagez de quitter le monde du travail par anticipation et votre entreprise serait ouverte à cette idée ? C’est le moment de discuter de certains avantages.
À l'approche de l’âge de la retraite, il est courant que votre employeur vous interroge sur vos projets, que ce soit lors d'un entretien annuel ou dans un cadre informel. Avant d’atteindre 70 ans, aucune obligation de départ ne peut vous être imposée. Toutefois, il peut y avoir des incitations à vous aider à quitter votre poste afin de rajeunir le personnel. Valérie Batigne, spécialiste en retraite, souligne qu’il existe plusieurs dispositifs bénéfiques pour les deux parties. La négociation se fait généralement dans un climat positif.
Se faire accompagner par un cabinet spécialisé
Le premier avantage sur la table peut être le financement d’un bilan retraite par l'entreprise, ce qui vous permettra d’optimiser la date de votre départ. Choisir un départ au début d’un trimestre, par exemple le 1er janvier au lieu de décembre, peut avoir un impact financier significatif. Selon Valérie Batigne, cette aide vise à ajuster non seulement le montant de la retraite, mais aussi les implications fiscales. Partir le 1er février par exemple peut réduire les risques d'entrer dans une tranche d'imposition plus élevée en raison de primes ou de reliquats de congés payés.
Il est également envisageable de demander un financement pour une assistance à la liquidation de la retraite, une étape souvent complexe, surtout si votre parcours professionnel a été varié. Cela implique souvent des démarches auprès de différentes caisses de retraite, anciens employeurs et Pôle emploi.
Négocier un rachat de trimestres ou un aménagement de fin de carrière
Si vous n'avez pas encore acquis le nombre de trimestres nécessaires au taux plein et que votre employeur souhaite vous inciter à partir pour des raisons budgétaires, proposez un accord : soit vous restez jusqu’à atteindre le quota, soit il finance votre rachat de trimestres. De plus, le cadre d'une retraite progressive peut être un point intéressant à négocier, permettant des économies pour l’entreprise tout en facilitant la transition. La question des cotisations sociales sur cette période pourrait également être discutée.
Enfin, envisagez la possibilité de continuer à collaborer avec votre employeur sous le régime du cumul emploi-retraite. Cette formule permet à l’entreprise de faire des économies, tout en vous offrant la flexibilité nécessaire pour gérer votre temps de travail.
À noter : si vous avez atteint 67 ans, âge de la retraite à taux plein automatique
Dans ce cas, ne prenez pas l'initiative de quitter votre poste. Demandez plutôt une confirmation écrite de votre employeur pour formaliser votre départ à la retraite. Cela vous garantit que les indemnités de départ seront exonérées de cotisations sociales dans la limite d’un certain plafond et ne seront pas imposables.







