La France se tourne vers une industrie de drones made in Renault pour renforcer ses capacités militaires. En collaboration avec Turgis & Gaillard, dans le cadre du projet Chorus, Renault avance vers une phase de production. Le lancement a été confirmé par la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
"La production de masse, à cadence industrielle automobile, débutera avant la fin de cette année", a-t-elle précisé lors d'un entretien avec Ouest-France.
Catherine Vautrin a également souligné l'évolution rapide du secteur, insistant sur la nécessité d'adapter constamment les modèles afin d'éviter des stocks obsolètes. "Nous avons besoin de drones et de systèmes de défense antidrones", a-t-elle ajouté. Les drones seront fabriqués à l'usine Ampère de Cléon, en Seine-Maritime, un changement par rapport à des plans précédents pour une production au Mans.
Un prototype de drone terrestre bientôt dévoilé
Initialement, Renault ne comptait pas s'investir dans le secteur de la défense. Toutefois, séduite par les capacités de production de l'entreprise, la ministre des Armées a sollicité Renault pour intervenir dans le domaine des drones, un secteur en demande croissante. Selon des sources proches du dossier, jusqu'à 600 drones pourraient être produits chaque mois. Malgré cela, le constructeur ne souhaite pas devenir un acteur majeur dans le domaine de la défense. Les réactions au sein des syndicats sont mitigées, la CFE-CGC ayant affiché un soutien, tandis que la CGT et la CFDT ont fait preuve de prudence.
Renault ne se limite pas à la production de drones aériens. Selon L'Usine Nouvelle, un prototype de drone terrestre développé en partenariat avec l'entreprise belge John Cockerill sera également révélé lors du salon d'armement Eurosatory, prévu du 15 juin à Villepinte.







