Une relance prometteuse mais précaire
Des mois de chômage partiel ont profondément affecté le moral des employés. "Notre client principal a passé une commande, mais c'est vraiment insuffisant pour envisager une relance complète de la production", explique Patrick Champin, délégué syndical de la CGT sur le site. Il ajoute que la pérennité des emplois reste un sujet de préoccupation majeur : "Nous n’avons pas les commandes nécessaires pour faire fonctionner les deux fours, et cela engendrée une grande inquiétude dans l'équipe." Les retombées de la compétition internationale jouent un rôle crucial dans cette situation délicate.
Une situation difficile à vivre pour les salariés
Une incertitude pesante
"On avance au jour le jour, et ça devient vraiment stressant," confie un employé, illustrant ainsi l'angoisse omniprésente. En conséquence, certains travailleurs envisagent de quitter l'entreprise, cherchant des ruptures conventionnelles, lesquelles ont été pour l'instant refusées par la direction. Ce manque d’informations et de perspectives laisse les employés dans un sentiment de doute permanent.
Entre 2021 et 2022, les travailleurs de l'usine ont combattu un plan social, déterminés à prouver la viabilité de leur site. Mais ce combat a laissé des cicatrices, tant sur le plan professionnel que psychologique. "Ce que nous avons vécu a vraiment impacté notre bien-être", admet encore Patrick Champin. En plus de l'incertitude économique, le silence pesant de la direction ne contribue pas à apaiser les esprits.
Pour plus d'informations, consultez [ICI Isère](https://www.ici.fr/infos/economie-social/la-vallee-de-la-romanche-sauve-sa-derniere-usine-129-emplois-conserves-1637008003).







