Une enquête est ouverte suite à une plainte déposée contre un animateur d'une vingtaine d'années à Sotteville-lès-Rouen, soupçonné d'agressions sexuelles sur une fillette de trois ans, selon une source de ICI Normandie. Les faits se seraient produits au sein de l'accueil de loisirs du Jardin des petits, une structure qui accueille des enfants le mercredi et durant les vacances scolaires.
Le lundi 15 juin 2026, la municipalité a confirmé l'existence de ces accusations. En début d'année, plusieurs signalements avaient été effectués concernant le jeune homme. Il avait déjà été suspendu suite à une première enquête administrative qui, bien que n'ayant pas validé l'intégralité des accusations, avait préoccupé les autorités localement.
Ce n'est pas la première fois que cet animateur est sous les projecteurs pour des raisons similaires. En octobre 2025, sa suspension avait été décidée suite à des signalements concernant son comportement au sein de l'école élémentaire Jean-Jaurès. À l'époque, une enquête avait été ouverte, mais les conclusions n'avaient pas suffi à justifier un licenciement.
À la suite de son réintégration en janvier 2026, un nouveau signalement a eu lieu, entraînant une autre enquête où, cette fois, aucune allusion à des actes de nature sexuelle n’avait été faite. Cependant, les récentes révélations ont conduit à sa suspension en mai, en attendant les résultats de l'enquête actuelle.
Laurence Renou, adjointe au maire de Sotteville-lès-Rouen, a exprimé sa consternation face à ces événements. Elle a souligné que la municipalité avait fait preuve de diligence dans la gestion de la situation : "On a posé le pour et le contre sur ce relativement jeune animateur... On lui avait donné une seconde chance de nous prouver qu'il pouvait être responsable. Nous avons agi rapidement pour suspendre à nouveau cet individu."
Dans un souci de transparence, Laurence Renou a également voulu rassurer les parents. "Tous nos animateurs passent par un processus de recrutement rigoureux, y compris la vérification de leur casier judiciaire. Nous avons des protocoles en place pour garantir la sécurité des enfants dans nos structures," a-t-elle affirmé.
Ce cas soulève des questions importantes sur la sécurité des enfants en milieu associatif et la nécessité d'une vigilance soutenue. Les parents expriment leur indignation face à cette situation, et la municipalité s'emploie à clarifier ses procédures pour prévenir de tels incidents à l'avenir.







