Freddy, âgé de 49 ans, a vécu une véritable mésaventure en étant déclaré mort par erreur le 3 mai au CHU de Rouen. Depuis cet incident, il lutte pour récupérer ses droits médicaux suspendus, une situation qui perturbe gravement son suivi de santé.
"Et pourtant je suis bien vivant"
Il se remémore le jour fatidique. "Je me suis rendu compte que j’étais décédé le 3 mai lorsque j'ai voulu me rendre aux urgences après un accident de travail. Là, on m’a informé que j’apparaissais dans leurs registres comme décédé. Et pourtant, je suis bien vivant", confie-t-il à ICI Normandie.
Cette situation découle d’une hospitalisation en décembre 2022, où les médecins avaient initialement suspecté un infarctus. Ce diagnostic, bien que faux, a conduit à des erreurs de communication. "Il semble qu’ils aient dû se tromper lorsque je suis sorti de l’hôpital", pense-t-il.
Depuis cette fausse déclaration de décès, son quotidien ressemble à un parcours du combattant ; tous ses rendez-vous médicaux ont été annulés. Soucieux de sa santé, il déclare : "Ce que je veux savoir, ce sont les impacts éventuels sur ma santé, et j'ai besoin de connaître tous les rendez-vous annulés. Cinq ou six mois de retard sur des examens, cela pourrait être crucial."
Le CHU de Rouen a reconnu l'erreur dans un communiqué : "Le patient a été contacté par téléphone pour l'informer des corrections apportées, complété d’un courriel." Cependant, cette situation soulève des questions sur la rigueur des procédures administratives et la communication au sein des établissements de santé.
Pour des experts en droit médical, comme le Pr Jean-Michel Dupont, "une telle confusion est alarmante et met en lumière la nécessité d'un système médical plus transparent et efficace. Les erreurs administratives peuvent avoir des conséquences graves, et il est crucial qu'elles soient corrigées rapidement."







