Longtemps en retrait derrière les chefs, les métiers de la salle prennent aujourd'hui leur revanche. Avec sa septième édition, le trophée national Frédéric Delair célèbre une nouvelle génération de professionnels qui se distinguent par leur savoir-faire dans les arts de la table.
Dans le secteur du luxe, la qualité du service est devenue un élément crucial de différenciation. Ce concours, qui s'adresse aux élèves, étudiants et apprentis allant du CAP au BTS, offre aux futurs chefs de rang, maîtres d'hôtel et directeurs de salle l'opportunité de briller. Selon un rapport de l'Hôtellerie Restauration, les compétences métiers en salle sont plus valorisées que jamais et les établissements de renom recherchent des talents d'exception.
La sélection, rigoureuse, commence par un dossier de candidature. Cette année, les participants ont dû écrire une lettre de motivation manuscrite, un choix significatif à l'ère numérique, accompagnée d'une vidéo exposant leur vision du métier. Cette approche souligne l'importance de l’authenticité dans un secteur en constante évolution.
Au programme, les épreuves sont variées : le dressage de tables impeccable, la création de plateaux de fromages AOP, ainsi que l'extraction du café, mettant en lumière des tendances croissantes, notamment dans la consommation de café de qualité. Les candidats doivent aussi exceller en mixologie sans alcool, un enjeu contemporain de plus en plus prisé.
Comme l'indique BFMTV, le concours est également une vitrine pour les techniques traditionnelles, telles que la découpe de caneton rôti ou la flambée de crêpes, imposant une maîtrise parfaite des gestes anciens. La finale, qui se déroulera le 2 avril 2026, à l’École Hôtelière de Paris, promet de célébrer ces talents émergents qui représentent l’avenir du service à la française.







