Lors d'une conférence de presse tenue à Marseille ce samedi, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a exprimé ses vives inquiétudes concernant le nouveau budget présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu. À ses yeux, celui-ci est « affreusement néfaste pour le pays » et contribue à l’aggravation du déficit national. Le budget, qu'elle considère déjà comme un désastre, voit ses dépenses augmentées sans aucune réduction dans les domaines, notamment, de l'immigration ou de l'Union européenne.
Marine Le Pen souligne que le gouvernement sait ce que les électeurs souhaitent, mais agit exactement à l'opposé. Elle a rappelé que, par respect pour ses soutiens, il était de son devoir de s’opposer à un budget qui semble préjudiciable à la France. « Depuis octobre, nous avons milité pour la censure de ce gouvernement », a-t-elle déclaré, affirmant que les conséquences de ces décisions budgétaires pourraient être catastrophiques pour l'avenir économique du pays.
Des experts économiques, tels que Jean-Marc Daniel, soulignent que les mesures prises actuellement pourraient alourdir le fardeau fiscal sur les ménages français, aggravant ainsi la crise du pouvoir d'achat. « Cette augmentation des dépenses sans véritable vision de réduction des coûts pourrait s'avérer désastreuse à long terme », avertit-il.
D'autres partis politiques, y compris le Parti socialiste, ont salué certaines avancées dans le budget, même si cela ne les enthousiasme pas totalement. La crainte d'une censure de ce dernier reste omniprésente, alors même que Lecornu tente de les convaincre par ces nouvelles mesures.
Cette opposition croissante face à la gestion budgétaire actuelle crée un climat politique tendu, et un éventuel appel aux urnes pourrait bien se profiler. « Le PS n’est plus qu’une béquille désuète de la macronie », a rétorqué Marine Le Pen, illustrant son point de vue sur l'inefficacité des négociations en cours.







