Nicolas Dubos, retrouvé sans vie dans les eaux de la Dronne, en Charente, avait été récemment interrogé dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Paquita Parra, une femme disparue en 1998. Les résultats de l'autopsie, effectuée récemment, n'écartent pas la possibilité d'un meurtre.
Près d'un mois après la découverte du corps de Nicolas Cabos, un habitant de Champagne-et-Fontaine, les enquêteurs continuent de s'interroger sur les circonstances de sa mort. Ce dernier, âgé de 58 ans, a disparu en décembre et a été retrouvé par des pêcheurs coincé sous des branches dans la Dronne.
Aucune piste privilégiée à cette heure
Selon des sources proches de l'enquête rapportées par ICI Périgord, l'autopsie ne confirme aucune hypothèse concernant sa mort, qu'il s'agisse d'un homicide, d'un suicide ou d'un accident. Cependant, des prélèvements réalisés pourraient fournir des indices essentiels pour avancer dans l'enquête.
Il "savait des choses", selon le frère de Paquita Parra
Nicolas Cabos a été un personnage clé dans l’affaire Paquita Parra,une enquête qui demeure ouverte. Son implication dans cette affaire a conduit les autorités à confier l'enquête à la brigade de recherche de Nontron, connue pour son expertise sur des cas complexes. Paquita Parra a été retrouvée carbonisée dans sa voiture à Villebois-Lavalette, un crime pour lequel l’enquête n’a toujours pas trouvé de réponse.
Des témoins affirment que Nicolas avait des liens avec Paquita durant leur jeunesse, une amourette qui n’a fait qu’effleurer les profondeurs des événements tragiques qui suivirent. David Parra, le frère de Paquita, ne croit pas en une quelconque implication de Nicolas dans la mort de sa sœur. "Il savait des choses qui pourraient être cruciales sur les menaces qu'elle avait subies", a-t-il confié.
Dès que la disparition de Nicolas a été connue, David a ressenti un profond malaise, surtout lorsque la police a demandé à ce dernier de couper les ponts avec lui durant l’enquête. "C’est troublant qu’il ait été retrouvé avec son garage grand ouvert et que sa voiture soit introuvable. Je ne crois pas au suicide", a-t-il ajouté, renforçant la théorie d'un possible homicide.
Nicolas Cabos a été inhumé le 30 mars à Champagne-et-Fontaine, laissant derrière lui de nombreuses interrogations qui continuent de hanter les esprits.







