Les surveillants du centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne ont observé un débrayage le lundi 27 avril 2026, dénonçant une situation critique liée à la surpopulation carcérale et au manque de personnel.
En réponse à un appel national de la CGT pénitentiaire, environ quarante agents se sont rassemblés à l'aube devant l'établissement, retardant leur prise de service d'une heure. « La surpopulation carcérale ne fait qu'augmenter, tandis que le nombre de surveillants reste désespérément bas », déclare un représentant syndical.
Cette situation alarmante n'est pas sans précédent dans la Vienne, où la prison a récemment dépassé les 900 détenus, un chiffre considérable pour Poitiers-Vivonne et la Pierre-Levée, un autre établissement de la ville. La dernière mobilisation des surveillants remonte déjà au printemps 2025.
La CGT locale, répondant à un appel national lancé par l’Ufap-Unsa Justice, a incité à des grèves similaires dans d’autres prisons françaises. « Les agents sont à bout ; ils gèrent ces établissements souvent au péril de leur santé et de leur sécurité », affirment les représentants dans un communiqué.
Cette insécurité s'est récemment manifestée au centre pénitentiaire, comme l'indique un syndicaliste local. « Il y a un mois, un détenu a tenté de tuer un surveillant ! », se souvient-il en faisant allusion à un incident survenu le 20 mars 2026.
Trois armes artisanales
Au cours de cet incident, un surveillant a été agressé par un détenu lors de l'ouverture de sa cellule. Malheureusement, il a été mis au sol, ses clés laissées sur la porte, rendant impossible l'envoi de l'alerte. Bien qu'il ait réussi à se dégager, il a subi des blessures, notamment deux entorses, entraînant cinq jours d'arrêt de travail.
Après que le personnel ait maîtrisé le détenu et l'ait conduit au quartier disciplinaire, une fouille a révélé qu'il était en possession de trois armes artisanales. « Sa volonté de nuire est indéniable », observe la CGT. Le détenu, selon le syndicat, présentait des troubles psychiatriques, ce qui soulève des questions sur la prise en charge de ces individus. Ils réclament que ces cas « instables et potentiellement dangereux » soient redirigés vers des structures mieux adaptées.







