Les festivités continuent de vibrer à Cornusse. Ce lundi matin, 4 mai, environ 8 000 à 11 000 personnes occupent toujours illégalement ce terrain militaire du Cher. Depuis quatre jours, une Free Party attire des milliers de teufeurs, qui ont installé leurs tentes et leurs véhicules pour faire la fête autour de la musique électronique.
Les autorités avaient initialement évalué à 20 000 le nombre de participants samedi. Selon le collectif Tekno Anti Rep, qui soutient les free parties, ce chiffre pourrait atteindre « entre 35 000 et 40 000 personnes », bien que la préfecture n’ait comptabilisé que 17 000 participants à la fin de la journée.
14 points de contrôle en place
Ce matin-là, plus de 1 200 véhicules étaient encore stationnés sur ce site, jugé "très dangereux" en raison de la présence de munitions militaires non explosées. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a rapporté qu'au moins deux obus avaient été découverts sur le site au cours du week-end.
Malgré la musique qui continue de résonner, quelques fêtards commencent à quitter rapidement les lieux, piégés sous la pluie et tentant de contourner les forces de l'ordre. En effet, 14 points de contrôle ont été établis tout autour du terrain, où les policiers procèdent systématiquement à des fouilles et vérifications d'identité.
Au cours du week-end, les incidents ont été limités, bien que la préfecture du Cher ait relevé 12 blessés légers et une personne heurtée accidentellement par un véhicule. Environ 45 pompiers et 30 secouristes de la protection civile sont présents pour assurer la sécurité des participants tout au long de l'événement. Selon les estimations de Franceinfo, le phénomène des free parties reste un sujet brûlant dans la société française, marquant un désir d'évasion et de festivals en plein air malgré les restrictions légales.







