Le 8 juin, environ 400 personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin pour honorer la mémoire de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, retrouvée morte le 4 juin après avoir disparu à la sortie de son collège dans le Gers. L'atmosphère était empreinte de tristesse et de colère, et une minute de silence a été observée pour rendre hommage à cette jeune vie tragiquement écourtée.
Cette cérémonie intervient suite à une marche blanche à Fleurance le jour précédent, qui avait attiré une immense foule. Les rassemblements à Cherbourg et Coutances témoignent de la profonde émotion que suscite le drame de Lyhanna, reflet d'une colère collective face à la violence faite aux enfants.
La colère n'est toujours pas retombée
Au sein de ce rassemblement, Nathalie, une mère de famille, a exprimé son indignation : "Je suis en colère, car des plaintes avaient été déposées bien avant cet événement tragique. Il est inacceptable qu'il ait fallu la mort de Lyhanna pour que des mesures soient envisagées. Nous, les Français, ferons tout pour défendre nos enfants. La justice doit agir et adopter des lois plus strictes pour éviter que ce genre de situation se reproduise". D'autres participants ont partagé ce sentiment, plaidant pour une réforme des procédures judiciaires afin d’accélérer le traitement des plaintes liées aux violences sexuelles.
La justice face à des moyens insuffisants
Les participants ont également appelé à une reconsidération des ressources allouées au système judiciaire. Marie-Paule, présente lors de la manifestation, a déclaré : "La surcharge de travail dans le système judiciaire peut mener à des erreurs fatales. Les moyens technologiques, comme le logiciel Cassiopée, sont inadéquats, ce qui complique davantage la situation". Elle a appelé à une meilleure coordination entre les différentes instances judiciaires et policières.
Un représentant de l'association féministe d’éducation populaire a également souligné que ce rassemblement illustre une "indignation face à une impunité systémique" qui touche les agresseurs. Flora, membre de l’association, a précisé : "C'est au peuple de se lever, l'État doit prendre conscience de ses échecs et agir pour que cette situation cesse". Après plusieurs interventions poignantes, une minute de silence a été observée en mémoire de Lyhanna, marquant un instant de recueillement partagé par tous les présents.







