Au coeur du lycée Joséphine-Baker, en Eure-et-Loir, une fronde se dessine parmi le corps enseignant contre la nomination d'un futur directeur dont la réputation entache l'établissement. Ce 16 juin, les professeurs ont décidé de suspendre la correction des copies du baccalauréat, marquant leur mécontentement face à cette situation délicate.
Comme le rapporte France 3 Centre-Val de Loire, le proviseur en question a déjà été à l'origine d'une grève significative dans un autre lycée en 2018. Une ancienne collègue, qui avait fini par déposer plainte, a décrit un homme aux comportements qualifiés d'"autoritaire, dénigrant et sexiste".
De nombreux témoignages font état de remarques misogynes et de comportements dévalorisants, notamment envers le personnel féminin. Une professeure a relaté une altercation particulièrement choquante : "Il s'est mis à dix centimètres de mon visage et m'a hurlé dessus". Face à la gravité de ces récits, les enseignants du lycée ont refusé de travailler avec lui, choisissant de conserver les copies du baccalauréat en signe de protestation. Ce même jour, une mobilisation a été organisée, réunissant l'intersyndicale composé de l'UNSA, de la CGT, de la FSU et de Sud, qui a tenu une conférence de presse.
Le rectorat intervient
Suite à ces signalements, la direction de l'académie a pris l'initiative de se rendre sur place afin d'apaiser les tensions. Après cette intervention, les enseignants ont finalement accepté de rendre les copies des élèves. L'un des représentants syndicaux s'est déclaré optimiste : "Nous pensons qu'ils ont pris conscience de l'ampleur du problème".
Le recteur de l'académie d'Orléans-Tours a également promis de suivre personnellement cette affaire, et prévoit de rencontrer les enseignants au "début de la semaine prochaine", selon Ici Centre-Val de Loire. Les discussions à venir pourraient être cruciales pour résoudre cette crise au sein de l’établissement.







