Un rapport indépendant récemment publié au Royaume-Uni vient de raviver les discussions autour du scandale des « grooming gangs », ces réseaux criminels impliqués dans l'exploitation sexuelle de milliers de jeunes filles.
Ce document de 219 pages, élaboré par le mouvement Restore Britain et impulsé par le député Rupert Lowe, dénonce les autorités britanniques pour leur incapacité à endiguer ces réseaux d'exploitation sexuelle, malgré des centaines de signalements depuis des décennies. Le rapport répertorie des cas alarmants survenus dans diverses villes, telles que Rotherham, Rochdale, Oxford et Telford.
Les auteurs de l’enquête estiment que la faiblesse des interventions policières et des services sociaux ne découle pas de cas isolés, mais constitue un phénomène généralisé à l'échelle nationale. Le rapport identifie des activités liées à ces réseaux dans au moins 149 zones administratives à travers le pays. Un aspect troublant est la surreprésentation d’hommes d’origine pakistanaise parmi les auteurs des abus, ce qui a conduit les autorités à parfois hésiter à agir, par crainte d'accusations de racisme, et à préserver des relations communautaires, comme le souligne Le JDD.
Malgré l'absence de pouvoir juridique dans cette enquête, ses rédacteurs affirment avoir croisé des témoignages de victimes, des lanceurs d’alerte, et de précédentes décisions judiciaires pour étayer leurs conclusions.
Quand le tabou tue
La publication du rapport intervient au moment où la National Crime Agency relance une vaste enquête, dénommée opération Beaconport, visant à revisiter d’anciennes affaires liées à ces gangs. Des enquêtes récemment classées pourraient être réouvertes, après que de nouvelles pistes aient été découvertes.
En France, l'écho de ce rapport a également suscité des réactions. Éric Zemmour, sur le réseau X, a qualifié le document d'« un des plus grands scandales de viols collectifs de l'histoire du Royaume-Uni ». Selon lui, ce sont « au moins 250 000 jeunes filles britanniques » qui auraient été victimes de violences systématiques depuis 2000. Il critique également la passivité des services publics face à cette problématique, arguant qu’ils ont ignoré les plaintes par peur d'être traités de racistes et de risquer les « relations communautaires ».
Il a également ajouté que ce phénomène est révélateur des enjeux liés à l'immigration musulmane en Europe, affirmant que « la remigration devient plus que vitale ». De son côté, le collectif féministe identitaire Némésis a largement relayé le rapport, le qualifiant d’« explosif », mettant en avant plusieurs témoignages poignants de victimes qui y figurent, faisant écho à l'urgence de ce sujet.







