Les dirigeants du G7 ont récemment applaudi l'accord entre les États-Unis et l'Iran, qualifié d'"opportunité historique" pour apaiser les tensions dans la région. Cependant, Donald Trump a averti que son administration pourrait reprendre des actions militaires si Téhéran ne respectait pas ses engagements. "Ce n'est pas un accord final, c'est un protocole d'accord", a-t-il précisé lors d'une rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
Alors que le sommet se tenait à Évian, les chefs d'État de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de France, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni se sont concentrés sur cet accord qui vise à mettre fin à la guerre avec l'Iran, laquelle a contribué à une flambée des prix du pétrole mondial. Ils ont aussi affiché une solidarité inébranlable pour inciter la Russie à entamer des pourparlers de paix avec l'Ukraine.
La France, qui préside le G7 cette année, a émis un communiqué à la fin de la réunion, indiquant que tous les dirigeants avaient convenu de poser des fondations solides sur les enjeux géopolitiques majeurs. Le protocole d'accord entre Trump et Téhéran vise à empêcher le régime iranien de développer des armes nucléaires et de régler les menaces posées par ses activités régionales.
Une initiative multinationale, portée par la France et le Royaume-Uni, devrait faciliter le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, où la navigation a été sérieusement entravée par le conflit.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré que cet accord pourrait avoir des répercussions largement positives non seulement pour le Moyen-Orient, mais également pour l'Ukraine, qui peine à émerger du contexte de guerre avec l'Iran. "Nous avons discuté de l'Ukraine et du Liban, sur un changement d'orientation et des attentes plus réalistes concernant la guerre", a-t-il ajouté.
Habituellement réticent à soutenir l'Ukraine, Trump a aussi indiqué que la Russie "devrait conclure un accord" et a mentionné la possibilité de rétablir des sanctions. Les États-Unis, en coopération avec les pays européens du G7, prévoient de fabriquer "sous licence" des missiles de longue portée et des systèmes de défense anti-aérienne en Ukraine, en réponse aux besoins exprimés par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Les discussions ont également porté sur la sécurité numérique, avec des membres européens du G7 appelant à des mesures de régulation afin de protéger les mineurs sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre britannique Keir Starmer et le gouvernement français ont déjà fait des avancées sur ce sujet, visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans.
Les expériences récentes autour des réglementations sur l'intelligence artificielle ont également été au cœur des débats, marquant un tournant dans les conversations technologiques entre les nations. À la suite des décisions de l'administration Trump d'interdire l'accès aux modèles avancés d'intelligence artificielle pour de nombreux ressortissants étrangers, le gouvernement français a opté pour des alternatives locales dans ses collaborations avec des entreprises de technologie.
Visiblement satisfait des résultats du sommet, Donald Trump a prolongé son séjour en France avec un dîner prévu au château de Versailles.







