À l'approche de l'été, période critique pour les producteurs de crèmes glacées, les agences de régulation japonaises sont en alerte. Cinq grandes entreprises du secteur font l'objet d'une enquête liée à des ententes sur les prix.
La Commission japonaise de la concurrence (JFTC) a ainsi procédé mardi à des perquisitions dans les sièges sociaux de Meiji, Morinaga Milk Industry, Lotte, Ezaki Glico, et Akagi Nyugyo, selon des sources proches du dossier ainsi que des représentants des entreprises.
Ces firmes sont accusées d'avoir coordonné leurs hausses de prix, avec des échanges réguliers par courriels et des réunions visant à synchroniser leurs augmentations tarifaires, a rapporté l’AFP. L'enquête a révélé que ce phénomène se reproduisait chaque année depuis 2022, aux alentours de la même période.
Par ailleurs, la JFTC cherche à établir si ces sociétés ont profité de l'inflation pour justifier des augmentations de prix plus élevées que celles nécessitant pour compenser l'escalade des coûts des matières premières, d'après Kyodo News.
Cinq entreprises impliquées ont émis des communiqués affirmant leur coopération avec les enquêteurs suite à ces perquisitions. Natsuyo Suzuki, porte-parole d'Akagi Nyugyo, a également confirmé l'entretien d'une collaboration active suite à une inspection dans leurs locaux.
En cas de constatation d'un cartel, des amendes pourraient être imposées, accompagnées d'exigences pour améliorer leurs pratiques commerciales. Selon l'Association japonaise des fabricants de glaces, les ventes de glaces au Japon avaient atteint un niveau record de 660 milliards de yens (env. 3,55 milliards d'euros) pour l'exercice budgétaire clos en mars, une conséquence directe du printemps le plus chaud enregistré depuis 1989.







