Des ambitions inédites pour la défense française au salon Eurosatory

Philippe et Attal plaident pour une défense plus forte et moins dépendante des États-Unis.
Des ambitions inédites pour la défense française au salon Eurosatory
Édouard Philippe, président du parti de droite Horizons, ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle de 2027, visite Eurosatory, salon international de la défense et de la sécurité terrestres et aériennes, à Villepinte, en ban
Philippe et Attal plaident pour un renforcement massif et plus souverain de la défense française, avec davantage de réservistes, de capacités industrielles, de munitions et de coopération européenne, tout en réduisant la dépendance aux États-Unis.

Le salon Eurosatory à Villepinte (Seine-Saint-Denis) a été le théâtre d'une déclaration forte d'Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui pointent la nécessité de "massifier" l'appareil de défense français. Philippe a déclaré que la France doit "s'engager dans une dynamique de densification" afin d'assurer préventivement sa sécurité.

"La Loi de Programmation Militaire (LPM) est une avancée, mais nous devons nous concentrer sur la masse : plus de soldats, de drones et de munitions", a affirmé Philippe. Selon lui, l'objectif doit être de parvenir à une proportion d'un réserviste pour un soldat actif, faisant évoluer le nombre actuel de moins de 50.000 réservistes vers 200.000 à 250.000, se montrant ainsi bien plus ambitieux que les objectifs gouvernementaux qui visent 80.000 réservistes d'ici 2030.

"Il est également essentiel d'aborder la question de notre autonomie industrielle. Nous devons organiser notre économie pour produire davantage de munitions", a poursuivi Philippe. Parallèlement, Attal a mis en avant les priorités en matière de défense, qui incluent l'indépendance et la coopération européenne.

"On doit continuer à renforcer notre souveraineté, notre indépendance, désaméricaniser notre défense", a déclaré Attal, militant pour une évaluation des programmes militaires après 2027.

Les deux hommes politiques, très attentifs à l'actualité européenne, ont évoqué un projet de "dôme de fer" pour protéger le continent face aux menaces actuelles.

Bien que leurs positions peuvent sembler concurrentes, Philippe a souligné à la presse : "Je ne suis pas en guerre contre Gabriel Attal; je suis ici pour parler de la défense."

La convergence des idées entre ces figures politiques pourrait marquer un tournant dans la stratégie de défense de la France, particulièrement à l'heure où de nombreuses nations européennes cherchent à renforcer leur autonomie face aux défis géopolitiques croissants.

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