Dans une circulaire révélée par France Inter, le ministre Sébastien Lecornu exige que ses ministres mettent en place des dépistages de drogues « inopinés et obligatoires » au sein de leurs administrations. Cette mesure est présentée comme étant fondée sur « l'exigence particulière d'exemplarité » qui s'applique aux membres du gouvernement.
Selon la directive, ces contrôles, qui prendront la forme de tests salivaires, concerneront non seulement les membres des cabinets, mais également les fonctionnaires occupant des postes à décisions gouvernementales. Lecornu explique que ces tests sont justifiés par « la nature des missions » confiées aux agents, leur exposition et la nécessité de maintenir une image exemplaire.
Les ministres devront également dresser une liste des catégories de postes pouvant être soumis à un dépistage régulier. L'entourage de Lecornu a confirmé à France Inter que le cabinet du Premier ministre avait déjà commencé à appliquer ces contrôles.
Sanctions et soutien en cas de tests positifs
En cas de résultat positif, il reviendra aux ministres de décider des suites à donner, y compris en matière disciplinaire. Les agents qui refusent de se plier à ces tests s'exposent également à des conséquences. De plus, toute personne testée positive se verra offrir une orientation vers des structures de soins adaptées, ce qui témoigne d'une volonté de prévenir et d'accompagner plutôt que de sanctionner uniquement.
Lecornu insiste également sur le besoin d'un plan global de prévention, ainsi que sur l'importance d'offrir des consultations en addictologie en collaboration avec les services de santé préventive. Les résultats de cette démarche devront être communiqués dans un plan d'action à lui soumettre avant le 26 juin.
« Pour que l'État puisse mener une politique efficace contre le narcotrafic, il doit d'abord s'imposer les mêmes exigences qu'il attend des citoyens », a déclaré un membre de son entourage à France Inter. Cette intervention souligne que la consommation de stupéfiants représente un risque non seulement pour l'intégrité individuelle des agents, mais aussi pour la sécurité et le respect de la loi au sein des institutions.







