Le Nouveau Parti Anticapitaliste-Révolutionnaires (NPA-R), issu de l'ex-Nouveau Parti Anticapitaliste, a annoncé avec enthousiasme que Selma Labib, une conductrice de bus de 30 ans, sera la candidate du parti lors des élections présidentielles de 2027. Cette annonce marque la troisième candidature d'extrême gauche pour cette élection, après celles de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et Anasse Kazib (Révolution Permanente).
Une voix ouvrière pour la présidentielle
Labib, qui s'est déjà illustrée comme tête de liste pour les élections européennes de 2024 où le NPA-R avait recueilli 0,15 % des voix, souhaite incarner la continuité des candidatures ouvrières que le NPA a défendues durant deux décennies. Selon un communiqué du parti, elle représente "une femme travailleuse", un symbole fort dans un paysage politique souvent considéré comme peu représentatif. Dans une déclaration au média Sud Ouest, il a été précisé que "plusieurs dizaines de maires ont déjà accepté de parrainer la candidature de Selma Labib".
Le NPA-R, qui s'est dissocié du NPA plus modéré, affirme que cette candidature est nécessaire face à l'absence de collaboration avec Lutte Ouvrière, qui a refusé une campagne commune proposée par le NPA-R. Cette situation a conduit le parti à avancer avec sa propre candidature.
La dynamique de cette campagne pourrait relancer les discussions au sein de l'extrême gauche française, où des voix se sont élevées pour l'unité. Philippe Poutou, une figure emblématique du NPA, et Olivier Besancenot, son prédécesseur, ont également été mentionnés pour leur intérêt à collaborer autour de valeurs communes.
Pour devenir officiellement candidate, Labib devra obtenir 500 parrainages, un défi que le NPA-R semble prêt à relever avec le soutien populaire qu'elle commence déjà à générer.







