Le NPA-Révolutionnaires a officialisé ce mercredi 17 juin la candidature de Selma Labib pour l'élection présidentielle de 2027. À seulement 30 ans, Labib n'est pas seulement une nouvelle figure du paysage politique, mais aussi la première femme à porter les couleurs du NPA-Révolutionnaires dans cette campagne, succédant aux figures historiques comme Olivier Besancenot et Philippe Poutou.
Selma Labib, qui avait déjà conduit la liste du NPA-R aux européennes de 2024, où le parti avait récolté 0,15 % des suffrages, voit dans cette élection une occasion de renouveler les ambitions du parti. "Le NPA-Révolutionnaires s'engage à poursuivre la tradition des candidatures ouvrières et indépendantes, tout en présentant une candidate qui incarne les luttes sociales", précise le communiqué du parti.
Échec d'une candidature unitaire avec Lutte ouvrière
Le NPA-Réflectionnaires résulte de la scission du NPA en 2022 et se distingue de son homologue plus modéré, le NPA-Anticapitaliste, qui cherche à s'unir avec d'autres partis de gauche, notamment La France insoumise. Par ailleurs, le NPA-R déplore le refus de Lutte ouvrière d'envisager une campagne commune derrière Nathalie Arthaud, ce qui a motivé leur décision d'avancer la candidature de Labib.
"Plusieurs dizaines de maires ont déjà accepté de parrainer la candidature de Selma Labib", a déclaré le parti, consolidant ainsi ses chances de faire entendre sa voix dans cette échéance électorale.
Pour être officiellement candidat à l'élection présidentielle, il est nécessaire de recueillir 500 parrainages. Le NPA-R est donc déjà en route pour atteindre cet objectif, visant à assurer une présence significative dans le débat politique de 2027.







