Ce mercredi 17 juin, le tribunal de commerce de Toulouse devait examiner le dossier de reprise de Fibre Excellence, mais l'audience a été reportée au 6 juillet. Les syndicats, cependant, se montrent optimistes grâce à l’annonce d’un nouvel investisseur français.
Les représentants des employés ont quitté le tribunal le sourire aux lèvres, heureux d'apprendre qu'un investisseur "de renom" s’est officiellement manifesté. Bien que le nom de ce potentiel repreneur reste inconnu, son engagement pourrait apporter un souffle nouveau à l’entreprise, qui produit de la pâte à papier dans ses deux usines situées à Saint-Gaudens et Tarascon.
Cette annonce arrive à un moment crucial, alors que le ministre de l'Industrie avait exprimé des doutes sur l'existence d'un "réel investisseur industriel". Le syndicat s'est réjoui de cette tournure des événements, représentant une bouffée d’optimisme pour l’avenir de l’entreprise, mise en redressement judiciaire depuis avril dernier.
Le nouveau repreneur devra cependant faire des offres concrètes pour soutenir les opérations et assurer la pérennité de l’entreprise. Le tribunal a décidé de reporter l'audience afin de prendre le temps d'examiner cette offre prometteuse.
Une seule offre de reprise
Malgré le fort soutien suscité par l'arrivée de cet investisseur, il convient de rappeler qu'une seule offre de reprise avait jusqu'alors été déposée, portée par la direction actuelle. Celle-ci ambitionne de reprendre l'ensemble des employés et de relancer les deux sites de production.
L’avenir de Fibre Excellence est également déterminant pour la papeterie Chapelle-Darblay à Grand-Couronne, près de Rouen, un site essentiel pour la fabrication de papier recyclé en France. Ce site, à l'arrêt depuis 2020, a vu le groupe canadien s'engager aux côtés de Véolia pour son éventuelle reprise depuis 2022.
Reste à savoir comment la situation évoluera lors de l'audience du 6 juillet, quand les détails de l'offre de l'investisseur de renom seront probablement révélés.







