Le 1er juillet, le bidonville de Stains, situé en Seine-Saint-Denis, a été démantelé. Ce site, qui abritait plus de 1 200 personnes au printemps 2025, a subi un important incendie de 5 000 m² la veille. L'évacuation des lieux laisse entrevoir de grands défis en matière de relogement pour ses occupants, en pleine période de canicule.
Ce lieu informel de vie, vieux de près de 20 ans, a été dépeuplé à cause des flammes, mais aussi de l'annonce anticipée de son évacuation. Selon Clément Etienne, coordinateur de la mission Bidonville de Médecins du Monde, de nombreuses familles ont choisi de partir spontanément, provoquant un phénomène d'"auto-expulsion".
5 000 mètres carrés partis en fumée
Les pompiers ne sont pas parvenus à sauver une grande partie de ce bidonville, désormais presque déserté. L'incendie a mis en lumière les questionnements sur les conditions de vie des résidents. Le préfet Julien Charles a reconnu l'engagement collectif des acteurs locaux, qui ont collaboré pour gérer cette évacuation.
Suite à la catastrophe, le coordinateur de MdM a exprimé ses inquiétudes concernant le calendrier de ces opérations, surtout à l'approche de nouvelles vagues de chaleur. Bien qu'il soit satisfait de la volonté des autorités de résoudre la question des bidonvilles, il a souligné la pénurie d'hébergement pour les personnes relogées.
À l'heure actuelle, 161 résidents ont été intégrés dans un "processus d'insertion", un chiffre qui est susceptible d'augmenter dans les jours à venir avec l'évacuation des derniers habitants. Les impacts de cette crise sociale, exacerbés par des événements comme la pandémie de Covid-19, demeurent préoccupants, surtout pour les familles vulnérables sans solution de relogement efficace.
Alors que la préfecture cherche à accompagner cette démarche, des experts estiment que chaque dispositif d’hébergement doit être renforcé face à l'augmentation des besoins, en tenant compte de la situation urgente que provoque le démantèlement d'un site de cette ampleur.







