«Une scène de guerre». C'est ainsi que Silvano Ippolito, qui a été témoin de l'explosion à Monaco survenue lundi soir, a décrit ce qu'il a observé au micro de BFMTV. Habitant à proximité, il s'est immédiatement rendu sur les lieux, découvrant un tableau tragique.
« Une femme est tombée, couverte de sang, avec un pied manquant, et un petit garçon ensanglanté au sol », a-t-il relaté. Son épouse, médecin de profession, est rapidement accourue pour apporter les premiers secours avant l’arrivée des secours. Elle a notamment utilisé des garrots pour essayer de stopper les saignements.
Trois victimes ukrainiennes
Selon une source proche du dossier, les victimes seraient toutes de nationalité ukrainienne. Il s'agirait d'un couple, Vadim Ermolaev, un oligarque en vue, et sa compagne, tandis que la troisième victime est un adolescent de 13 ans. Ils ont été transportés d'urgence à l'hôpital dans un état critique.
L'explosion s'est produite dans un immeuble résidentiel situé le long de la frontière avec la France. Les enregistrements de vidéosurveillance montrent un individu suspect, vêtu de manière discrète, déposant un sac à dos, devenu depuis un indice majeur dans l'enquête. Cela représente la première attaque de ce type dans le micro-État, généralement considéré comme l'un des plus sûrs au monde.
Une réaction forte des autorités
Le prince Albert II a qualifié cet acte de « crime odieux », soulignant qu'il s'agit d'un choc pour toute la communauté monégasque. Il a ajouté : « La Principauté de Monaco demeurera unie et déterminée face à la violence ». L'enquête se poursuit afin d'identifier le suspect toujours en fuite. Face à cette tragédie, des experts appelés à commenter insistent sur la portées de tels actes dans un cadre de sécurité totale, rappelant que même les lieux apparemment sûrs peuvent devenir des cibles.







