Le maire de Vichy s'oppose à l'emploi du terme 'régime de Vichy' dans le brevet 2026

Frédéric Aguilera réclame une révision des termes utilisés pour désigner l’État français.
Le maire de Vichy s'oppose à l'emploi du terme 'régime de Vichy' dans le brevet 2026
Les collégiens ont composé sur une question d’histoire concernant le régime de Vichy. © (Photo d'illustration NR, Mathieu Herduin)

Frédéric Aguilera, maire (LR) de Vichy, dénonce l'utilisation du terme 'régime de Vichy' dans le sujet d'histoire-géographie du brevet 2026, plaidant pour 'État français'.

Dans le contexte de l'épreuve d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique du brevet 2026, un des sujets a incité les collégiens à décrire les 'caractéristiques du régime de Vichy'. Une formulation qui contrarie le maire de Vichy, Frédéric Aguilera. En effet, celui-ci œuvre depuis plusieurs années pour restreindre l'association entre sa ville et le régime de Pétain, comme le rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Une formulation jugée trompeuse

'Ce régime avait un nom : l’État français. Ce n’était pas un détail administratif. C’était un choix politique', souligne Aguilera dans une lettre ouverte au ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Bien qu'il reconnaisse que l'expression 'régime de Vichy' soit couramment utilisée par de nombreux historiens, il la considère déplacée pour des collégiens. Selon lui, son emploi pourrait créer 'une confusion durable entre une ville et un régime politique'. Il insiste également sur le fait que 'continuer à parler uniquement du “régime de Vichy” suggère que cette période sombre a touché seulement une ville, alors que c'est au nom de l'État français que toutes ces décisions ont été prises'.

Une demande de changement

Aguilera suggère que les termes utilisés par l'Éducation nationale soient modifiés pour mieux refléter la réalité historique. Il note que de nombreux experts, élus et figures publiques appellent à privilégier l'expression ‘État français’. Selon lui, 'cette évolution serait non seulement plus fidèle à la réalité historique, mais aussi plus exigeante sur le plan pédagogique'. Lors de la visite de la ministre déléguée en charge de la Mémoire et des Anciens combattants à Vichy, le 10 juillet, il a réitéré sa demande d'un engagement gouvernemental pour ce changement.

D'après BFMTV, la réaction d'Aguilera a été bien accueillie par de nombreux habitants de Vichy, qui se sentent stigmatisés par cette terminologie. Un internaute a même déclaré : 'Pendant des années, je n’osais pas dire d’où je venais.' En 2019, Aguilera avait déjà interpellé Emmanuel Macron, lorsque ce dernier avait évoqué les 'heures sombres de Vichy' dans un tweet.

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